Okpas ou divinités vaudoues du royaume d’Abomey

Dans le royaume d’Abomey, la religion traditionnelle dirige presque tout. On croit en l’existence d’un Dieu créateur MAHOU en langue fon et de VODOUN. Il existe aussi des dieux secondaires comme SEGBO – LISSA dieu du soleil, HEVIOSSO dieu ou Vodoun du tonnerre et de la foudre, SAKPATA Vodoun de la variole.

Le BOCONON est le prêtre du destin (FA). Le est une géomancie divinatoire du golfe du Bénin. Parmi les multiples éléments de ces traditions, le Fâ est à la fois science, divinité présidant au destin de l’homme. Il est un livre ouvert sur le passé, le présent et le futur, enseignant à l’homme ses liens profonds avec la nature, tout en lui dispensant, grâce aux contes allégoriques liés à chaque arcane, une grande et très profonde sagesse existentielles.

KOU (spectre de la mort). Il est représenté par une pierre. Il ne peut être vu ou touché des femmes, sinon elles n‘auront plus de menstrues. Il tue lui – même les animaux qu’il demande en sacrifice. Ces derniers meurent dès qu’on le lui lance. Il ne réclame que le sang de ses victimes animaux ou humains. Après l’avoir mis dans l’eau, on le donne à boire aux belligérants afin de faire justice. Le menteur, après avoir enflé comme une outre, mourra au bout de 9 jours (hommes), 7 jours (femme). Il est à la tête de tous les “égouns”. Sa voix est rauque.

OSHA OKO Osha des champs. Il se trouve à ADANHOU, près de PORTO NOVO. Il est très protecteur. Il se manifeste par les abeilles. Il est recouvert de cauris de première catégorie, d’une grande blancheur, trouvés au Nigeria, dans la ville des “mangeurs d’hommes”. Ces cauris sont reliés par un fil d’argent (la robe de Osha Oko). Cette robe n’est cousue que par un initié. Il est servi par des femmes. Il réalise tous les vœux.

 

Sokhna Benga – Des mots pour des maux sociétaux – Interview

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

sokhna-bengSokhna Benga n’est plus à présenter dans le monde Littéraire. Sa voix s’élève pour dire, pour écrire les maux d’une société quelle connait si bien. D’une société qu’elle côtoie et, surtout dans laquelle elle vit. Sokhna Benga parle des maux avec des mots forts. Qui frappent. Qui touchent l’âme. Le cœur. La conscience. L’inconscience. Des mots qui interpellent. Qui révèlent des maux oubliés. Tus par les bien pensants.

J’ai été surprise par la disponibilité de cette écrivaine de mérite,  de sa gentillesse, de sa patience. Merci Sokhna Benga. D’avoir accepté. Tout simplement.

Bonjour, Je m’appelle Amélie Diack. Je vous remercie d’avoir accepté cette interview

Pouvez-vous vous présenter ?
Je suis écrivain, scénariste, éditrice à mes heures perdues, administrateur des affaires bengawaly3maritimes et Directrice des Transports maritimes et fluviaux et des Ports à l’Agence nationale des Affaires maritimes, au Ministère de la pêche et de l’économie maritime.

Pouvez-vous nous parler votre…

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Entretien avec Momi M’buze, l’écrivain Congolais qui réveille les consciences

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

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Bonjour Momi M’buze. Je suis Amélie Diack. Je vous remercie d’avoir accepté cet entretien.

1596907_10153842191115173_1491849025_oAD Pouvez-vous vous présenter ?
MM Je suis Momi M’buze, de mon nom complet : M’buze Noogwani Ata Ye Mieko Momi. Je suis né un 11 juin à Kinshasa, papa de 3 enfants, marié, je vis en Belgique depuis mes 16 ans.

« Noogwani est un nom en lien avec le clan de mon grand-père paternel. Il renvoie à une question philosophique qui est “ Et vous, la mort n’est-elle/ne sera-t-elle pas votre sort à vous aussi?”.

AD Votre nom a-t-il une signification particulière ?
MM Oui M’buze, mon nom de famille, designe “l’enfant que l’on a eu dans sa jeunesse”, son premier. Il est question ici de mon père.
Noogwani est un nom en lien avec le clan de mon grand-père paternel. Il renvoie à une question philosophique qui est “ Et…

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Mon rêve sur le cinéma sénégalais

Il y avait une éducations très stricte à la maison. Pas de boîtes de nuit. Pas de bals. Pas de visites intempestives. Il fallait demander la permission de sortir des mois avant aux parents, très souvent, en vain.  Alors, le seul plaisir qui restait était celui d’aller au cinéma. C’était cadré. Très cadré. Il fallait y aller en compagnie du petit frère qui n’en avait aucune envie. Alors, à la frontière de la Médina, l’argent était partagé équitablement et chacun partait de son côté.

C’était l’époque des films de Bollywood et de karaté avec Bruce Lee. Je me jurais d’écrire un roman sur les cinémas  de la ville.. Pas sur les films. Nooonn! Sur la salle et les spectateurs. Eh oui le spectacle était dans la salle. Pas côté fauteuil. Mais côté « geetu bey » (le parc à moutons), un peu plus bas, proche de la scène. Les places les moins chères en somme. Le film se déroulait dans la salle. Les spectateurs connaissaient par cœur les chants d’amour Bollywood ainsi que les acteurs. A « Geetu Bey » tout le monde chantait avec les acteurs, pleurait avec les actrices. Sans compter les réflexions « ne l’écoute pas, il te baratine« , « n’ouvre pas cette porte », l’assassin est derrière toi » « fuis, fuis », je te l’avais dit, mais tu ne m’as pas écouté. Bien fait pour toi ». 

Pour les films de karaté, tout le monde s’identifiait à Bruce Lee. Les spectateurs n’hésitaient pas à répéter les phases de leur idole et de l’applaudir à chaque fois qu’il faisait un geste. Cependant, le plus difficile était d’acquérir le billet pour entrer dans la salle.  C’était la foire d’empoigne. Il fallait porter un jean et un tee shirt et monter sur les barricades. Il fallait se battre avec les voyous qui rackettaient les gens avant de consentir à les laisser acheter leur billet. Finalement, aux cinémas Luxe et Malick Sy, gagner le respect de ces derniers à coup de prises de judo et de close combat: techniques militaires, avait été très facile. Les batailles étaient un accessoire. Finalement, il suffisait de nous présenter, sans faire la queue, et d’aller acheter les billets. Alors, promis, un jour, j’écrirai. Je raconterai le « geetu bey ».

Chansons du Djoliba -Keïta Fodéba -Aubes africaines

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Coule donc Djoliba, Vénérable Niger, passe ton chemin et poursuis à travers le monde noir ta généreuse mission. Tant que tes flots limpides rouleront dans ce pays, les greniers ne seront jamais vides, et chaque soir, les chants fébriles s’élèveront au-dessus des villages pour égayer le peuple malinké. Tant que tu vivras et feras vivre nos vastes rizières, tant que tu fertiliseras nos champs et feras fleurir nos plaines, nos Anciens couchés sous l’arbre à palabres te béniront toujours.

Coule et va plus loin que toi-même à travers le monde entier, étancher la soif des inassouvis, rassasier les insatiables et dicter, sans mot dire, comme d’habitude, à l’Humanité, que le bienfait désintéressé est le seul qui vaille, le seul qui, absolument, signifie.

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Légende du Danhomey

AKABA fondateur du royaume d’Abomey. Il est représenté par un objet appelé ASSIN en langue Fon d’Abomey. Cet objet représente les Ancêtres du royaume. Un jour, AKABA demanda une portion de terre à un de ses proches parents pour y construire une maison. Ce dernier, du nom de DAN, lui donna un peu de son terrain.

Quelques jours plus tard, AKABA revint lui demander d’augmenter cette parcelle. Énervé, DAN lui dit qu’il n’avait plus rien à offrir et que, s’il voulait, il n’avait qu’à venir construire cette maison dans son ventre. AKABA exécuta DAN, l’éventra et construisit sa maison de banco dans son ventre. D’où le nom du royaume DANXOME = DANHOME = DAHOMEY.

Lettre d’Amadou Hampâté Ba (1901-1991) adressée à la jeunesse africaine (1ère partie)

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Amadou Hampâté Bâ est un homme pour qui j’ai beaucoup d’admiration. Je ne ratais aucun des colloques qu’il donnait avec Boubou Hama et Joseph Ki Zerbo dans les locaux de l’UNESCO à Paris. C’étaient de grands hommes qui n’hésitaient pas à échanger  avec moi et répondre à mes questions qui devaient leur paraitre bien naïves durant les pauses ou à la fin des colloques. Ces hommes m’ont donné cette envie de faire rayonner la littérature de l’Afrique subsaharienne. Un geste bien modeste pour une si vaste et si belle entreprise.

Mes chers cadets

Celui qui vous parle est l’un des premiers nés du vingtième siècle. Il a donc vécu bien longtemps et, comme vous l’imaginez, vu et entendu beaucoup de choses de par le vaste monde. Il ne prétend pas pour autant être un maître en quoi que ce soit. Avant tout, il s’est voulu un éternel chercheur, un éternel…

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