Cotisons un sourire ou un rire!

Comme je vous le disais précédemment dans « Les contes à la maison« ,  nous devions inventer des contes pour nos frères et soeurs, à partir d’un mot, d’un geste, d’un bruit. Ce conte devait faire rire, donner le frisson ou les deux. Le public, bien que jeune, était très exigeant. Alors, imaginez quand l’histoire ne leur convenait pas… Il y avait les soupirs. Les visages tristes. Surtout, il y avait les remarques. Acerbes. Douloureuses. Sans appel. Parfois, ces jeunes auditeurs avaient pitié du conteur et décidaient de lui faire une offrande. Quelqu’un passait dans le public et, les mains en coupe, recueillaient les rires que daignaient offrir ces teignes. Il recueillait un « ha » ou un « ha ha » et une fois qu’il avait terminé son tour du public, venait le donner au conteur qui les recueillait avec soulagement. Avec recueillement. Voire avec reconnaissance, dans ses mains en coupe.   Ne riez pas. C’était du sérieux!

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