Un extrait

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Le silence, telle une chape de plomb, enveloppait le monde pétrifié, angoissé, annihilé de doutes, de peurs primaires, de terreurs sans nom. Le silence bruyant de peurs comprimées s’était confortablement installé.
Telle une mauvaise odeur, il s’insinuait dans toutes les interstices de l’incertitude. Il avait fait sien le monde des purs et des impurs, des visibles et des invisibles, du bien et du mal, de ceux qui savaient tout et de ceux qui ignoraient tout. Le silence avait fait de ces mondes son royaume.
Les astres, dans le ciel, s’étaient faits discrets. Ils ne tenaient pas à assister à la lutte des forces contraires. Leur avenir était lié à l’aboutissement de cette lutte parricide. Comme tout le monde, ils se tenaient accroupis, la tête entre les jambes, le dos rond, les yeux fermés, les mains enveloppant leurs oreilles. Ils étaient pétrifiés de terreur. Ils attendaient on ne sait quoi. Le…

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MARIAMA BA, l’étoile filante de la littérature Sénégalaise

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Mariama Bâ est née le 17 avril 1929 à Dakar au Sénégal, dans une famille aisée. Cependant, au décès de sa mère, elle a été élevée par ses grands-parents, dans le respect des traditions (éducation musulmane traditionnelle). Elle fait partie des premières femmes à avoir été scolarisées durant la colonisation. En parallèle à ses études coraniques, elle a fréquenté  l’Ecole Normale de Rufisque en 1936. Très douée, elle s’est orientée vers l’enseignement (institutrice) en 1947. Elle s’est mariée trois fois et a eu neuf enfants. Au vu de son parcours personnel, elle était prédisposée à interroger la place et le rôle de la femme dans la société traditionnelle sénégalaise voire africaine.

Elle s’est attelée à cette tâche avec beaucoup de cœur en écrivant de nombreux articles sur le droit des femmes en Afrique. Par ailleurs, elle a dénoncé l’inégalité homme/femme à travers de nombreux discours. Du fait de ses trois…

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Voyage en terres africaines – Mel’lectures

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

5,0 sur 5 étoiles
Voyage en terres africaines
Par Mellectures le 8 juillet 2018shouna genèse.jpg
Format: Broché
Shouna est un être étonnant.
Lui dont les origines sont floues est né pour avoir un destin exceptionnel.
Mais ce qui l’attend sera loin d’être facile.

Ce livre m’a envoutée de la première à la dernière ligne.
Commencer ce livre c’est accepter de partir à la découverte d’un monde étonnant,
monde où les contes prennent vie et où lumières et ténèbres mènent une lutte incessante pour prendre l’avantage.
Amélie Diack plonge son lecteur dans une histoire fascinante ,de celles qui résonnent intensément à l’intérieur de nous, celles qui provoquent ce petit je-ne-sais-quoi qui nous fait tourner avidement les pages
pour connaître la suite de cette histoire , ou plutôt de ce conte qui se joue devant nos yeux.
Les mots prennent vie devant nos yeux , nous donnant l’impression d’être sur ces terres africaines…

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Entretien avec Koffi Roger N’Guessan, bédéiste et illustrateur Ivoirien

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Koffi Roger Nguessan est un dessinateur Ivoirien. Un artiste du 9ème art. Doucement, mais, sûrement, il évolue dans le monde de la Bande Dessinée, offrant ainsi ses lettres de noblesse à une Littérature si souvent oubliée voire ignorée. Ses oeuvres font partie de la collection L’Harmattan BD.

A.D. Bonjour Koffi Roger N’guessan, Je vous remercie d’avoir accepté cet interview
00couvIMG_20180116_131605 Angouleme.Bonjour Amélie, merci pour l’occasion que vous me donnez pour parler de mes activités liées à la bande dessinée.

A.D. Pouvez-vous vous présenter ?
Je suis auteur de bande dessinée et professeur d’arts plastiques de lycée dans la ville de San Pedro au Sud-Ouest de la Cote d’ivoire.

A.D. Pouvez-vous nous parler de votre enfance, de vos études ?
Mon enfance, je l’ai d’ abord passée en partie à Abidjan, à Vridi canal dans la communeNew Collage de Port-Bouët où j’ai fait mes études primaires et ensuite à Bouaké, dans le Centre…

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Un monde plein de mystère

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

5,0 sur 5 étoiles
Par Client d’Amazon le 20 septembre 2018
Format: Format Kindle Achat vérifié
Dés les premières lignes, je me suis laissé emporter dans ce curieux univers. J’ai eu la sensation d’entendre les animaux autour de moi, sentir l’ombre pesante de la nuit envahir la pièce. Il y aurait tellement de chose à dire que je préfère relire certains passages particulièrement prenant pour me laisser de nouveau saisir par cette histoire. On a pas la sensation de lire des mots, on a l’impression de les entendre d’un vieux conteur assis sous son arbre.

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Lettre d’Amadou Hampâté Ba (1901-1991) adressée à la jeunesse africaine (2ème partie) – 1985

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Certes, qu’il s’agisse des individus, des nations, des races ou des cultures, nous sommes tous différents les uns les autres ; Mais nous avons tous quelque chose de semblable aussi, et c’est cela qu’il faut chercher pour pouvoir se reconnaître en l’autre et dialoguer avec lui. Alors, nos différences, au lieu de nous séparer, deviendront complémentaires et sources d’enrichissement mutuel.

De même que la beauté d’un tapis tient à la variété de ses couleurs, la diversité des hommes, des cultures et des civilisations fait la beauté et la richesse du monde. Combien ennuyeux et monotone serait un monde uniforme où tous les hommes, calqués sur un même modèle, penseraient et vivraient de la même façon ! N’ayant plus rien à découvrir chez les autres, comment s’enrichirait-on soi-même ?

A notre époque si grosse de menaces de toutes sortes, les hommes doivent mettre l’accent non plus sur ce qui les…

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Okpas ou divinités vaudoues du royaume d’Abomey

Dans le royaume d’Abomey, la religion traditionnelle dirige presque tout. On croit en l’existence d’un Dieu créateur MAHOU en langue fon et de VODOUN. Il existe aussi des dieux secondaires comme SEGBO – LISSA dieu du soleil, HEVIOSSO dieu ou Vodoun du tonnerre et de la foudre, SAKPATA Vodoun de la variole.

Le BOCONON est le prêtre du destin (FA). Le est une géomancie divinatoire du golfe du Bénin. Parmi les multiples éléments de ces traditions, le Fâ est à la fois science, divinité présidant au destin de l’homme. Il est un livre ouvert sur le passé, le présent et le futur, enseignant à l’homme ses liens profonds avec la nature, tout en lui dispensant, grâce aux contes allégoriques liés à chaque arcane, une grande et très profonde sagesse existentielles.

KOU (spectre de la mort). Il est représenté par une pierre. Il ne peut être vu ou touché des femmes, sinon elles n‘auront plus de menstrues. Il tue lui – même les animaux qu’il demande en sacrifice. Ces derniers meurent dès qu’on le lui lance. Il ne réclame que le sang de ses victimes animaux ou humains. Après l’avoir mis dans l’eau, on le donne à boire aux belligérants afin de faire justice. Le menteur, après avoir enflé comme une outre, mourra au bout de 9 jours (hommes), 7 jours (femme). Il est à la tête de tous les “égouns”. Sa voix est rauque.

OSHA OKO Osha des champs. Il se trouve à ADANHOU, près de PORTO NOVO. Il est très protecteur. Il se manifeste par les abeilles. Il est recouvert de cauris de première catégorie, d’une grande blancheur, trouvés au Nigeria, dans la ville des “mangeurs d’hommes”. Ces cauris sont reliés par un fil d’argent (la robe de Osha Oko). Cette robe n’est cousue que par un initié. Il est servi par des femmes. Il réalise tous les vœux.

 

Sokhna Benga – Des mots pour des maux sociétaux – Interview

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

sokhna-bengSokhna Benga n’est plus à présenter dans le monde Littéraire. Sa voix s’élève pour dire, pour écrire les maux d’une société quelle connait si bien. D’une société qu’elle côtoie et, surtout dans laquelle elle vit. Sokhna Benga parle des maux avec des mots forts. Qui frappent. Qui touchent l’âme. Le cœur. La conscience. L’inconscience. Des mots qui interpellent. Qui révèlent des maux oubliés. Tus par les bien pensants.

J’ai été surprise par la disponibilité de cette écrivaine de mérite,  de sa gentillesse, de sa patience. Merci Sokhna Benga. D’avoir accepté. Tout simplement.

Bonjour, Je m’appelle Amélie Diack. Je vous remercie d’avoir accepté cette interview

Pouvez-vous vous présenter ?
Je suis écrivain, scénariste, éditrice à mes heures perdues, administrateur des affaires bengawaly3maritimes et Directrice des Transports maritimes et fluviaux et des Ports à l’Agence nationale des Affaires maritimes, au Ministère de la pêche et de l’économie maritime.

Pouvez-vous nous parler votre…

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Entretien avec Momi M’buze, l’écrivain Congolais qui réveille les consciences

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

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Bonjour Momi M’buze. Je suis Amélie Diack. Je vous remercie d’avoir accepté cet entretien.

1596907_10153842191115173_1491849025_oAD Pouvez-vous vous présenter ?
MM Je suis Momi M’buze, de mon nom complet : M’buze Noogwani Ata Ye Mieko Momi. Je suis né un 11 juin à Kinshasa, papa de 3 enfants, marié, je vis en Belgique depuis mes 16 ans.

« Noogwani est un nom en lien avec le clan de mon grand-père paternel. Il renvoie à une question philosophique qui est “ Et vous, la mort n’est-elle/ne sera-t-elle pas votre sort à vous aussi?”.

AD Votre nom a-t-il une signification particulière ?
MM Oui M’buze, mon nom de famille, designe “l’enfant que l’on a eu dans sa jeunesse”, son premier. Il est question ici de mon père.
Noogwani est un nom en lien avec le clan de mon grand-père paternel. Il renvoie à une question philosophique qui est “ Et…

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Mon rêve sur le cinéma sénégalais

Il y avait une éducations très stricte à la maison. Pas de boîtes de nuit. Pas de bals. Pas de visites intempestives. Il fallait demander la permission de sortir des mois avant aux parents, très souvent, en vain.  Alors, le seul plaisir qui restait était celui d’aller au cinéma. C’était cadré. Très cadré. Il fallait y aller en compagnie du petit frère qui n’en avait aucune envie. Alors, à la frontière de la Médina, l’argent était partagé équitablement et chacun partait de son côté.

C’était l’époque des films de Bollywood et de karaté avec Bruce Lee. Je me jurais d’écrire un roman sur les cinémas  de la ville.. Pas sur les films. Nooonn! Sur la salle et les spectateurs. Eh oui le spectacle était dans la salle. Pas côté fauteuil. Mais côté « geetu bey » (le parc à moutons), un peu plus bas, proche de la scène. Les places les moins chères en somme. Le film se déroulait dans la salle. Les spectateurs connaissaient par cœur les chants d’amour Bollywood ainsi que les acteurs. A « Geetu Bey » tout le monde chantait avec les acteurs, pleurait avec les actrices. Sans compter les réflexions « ne l’écoute pas, il te baratine« , « n’ouvre pas cette porte », l’assassin est derrière toi » « fuis, fuis », je te l’avais dit, mais tu ne m’as pas écouté. Bien fait pour toi ». 

Pour les films de karaté, tout le monde s’identifiait à Bruce Lee. Les spectateurs n’hésitaient pas à répéter les phases de leur idole et de l’applaudir à chaque fois qu’il faisait un geste. Cependant, le plus difficile était d’acquérir le billet pour entrer dans la salle.  C’était la foire d’empoigne. Il fallait porter un jean et un tee shirt et monter sur les barricades. Il fallait se battre avec les voyous qui rackettaient les gens avant de consentir à les laisser acheter leur billet. Finalement, aux cinémas Luxe et Malick Sy, gagner le respect de ces derniers à coup de prises de judo et de close combat: techniques militaires, avait été très facile. Les batailles étaient un accessoire. Finalement, il suffisait de nous présenter, sans faire la queue, et d’aller acheter les billets. Alors, promis, un jour, j’écrirai. Je raconterai le « geetu bey ».