NAGUIB MAHFOUZ DANS LE TRAIN

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Quel rapport entre ces deux là? pensez vous.  Nooon, je ne l’ai pas vu dans le train. A ma connaissance, il ne l’a jamais pris. Pas à Paris. A mon avis, si c’était le cas, j’aurai provoqué un incident diplomatique franco-sénégalo-martinico-égyptien. C’est vous dire l’ampleur de mon statut de fan pour cet écrivain. Je vous décris la scène, Naguib Mahfouz essayant de semer une fan échevelée et presque aphone tellement elle hurle son nom « Naguiiiiiiibbbb« !!! Tout ça pour lui dire d’une voix aphone combien elle adooore ses livres. Tout ça dans un anglais rendu approximatif par l’émotion et s’évanouir à ses pieds. Comme une diva, bien sûr.

Ce n’est pas non plus le titre d’un roman. Quoique. Là, je rêve. J’aurai pu gagner le Pulitzer du meilleur écrivain inventeur de scènes psychédéliques. Pas de problème, je prends, du moment que c’est un Pulitzer. Même s’il est en papier mâché…

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Le silence des collines – Béatrice Uwambaje – 2019

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Quatrième de couverture

Une Rwandaise témoin du génocide revient, 23 ans après, sur les lieux du drame. Entourée de son fils survivant et de ses deux enfants métis, elle tente de rétablir la relation avec ceux qui sont désormais les acteurs d’une société transformée. Le personnage-narrateur, un double qui regarde l’auteur, observe, se souvient, scrute, analyse. A la fois intime et pudique, soon récit oscille entre évocation, litanie, métaphore passé, présent. Un témoignage sensible et puissant  sur ce que peut la littérature après l’irréparable.

Chronique

Nous avons tous entendu parler du génocide qui s’est déroulé au Rwanda. Certains y ont assisté, impuissants devant leur téléviseur. Mutesi en a été victime. Elle y a perdu toute sa famille. Elle y a survécu. Mais, à quel prix! Aujourd’hui, les collines sont silencieuses. Ce qui n’a pas toujours été le cas. On dit souvent que l’assassin revient sur le lieu de son crime…

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Les animaux dans Shouna la genèse maudite

Featured Image -- 1097Ainsi que cela se passe dans tout récit africain traditionnel, les animaux tiennent une place importante. Aussi, dans Shouna la genèse maudite, chacun a un rôle qui lui est attibué en fonction de sa personnalité. Par exemple Sékou le Perroquet est messager car il vole et est bavard. C’est un rôle qui lui sied à merveille. Quand à Sindakh le lézard, il estparrot-1417286__340 peureux. Il s’enfuit au moindre bruit. Il est de nature inquiète. Il sert son roi avec rigueur car il a peur de ce qui peut lui arriver en cas de désobéissance. Il vit dans une anxiété permanente. Comme il secoue sa tête de haut en bas  et qu’il ouvre et ferme sa bouche en même temps, il raconte tout ce qu’il sait. Aussi, il ne peut garder aucun secret.

lizard-4217059__340Dans selon la mythologie  africaine (n’oublions pas que la première religion en Afrique fut l’animisme) chaque animal sur terre a été un  humain qui a été déchu de ce statut suite à une punition divine. Cependant, après cette déchéance, ils ont continué à vivre au contact des humains avec qui ils ont convenu d’une protection mutuelle. Un jour, les humains n’ont pas tenu parole. Les animaux ont donc décidé de s’éloigner de ces derniers. Pris de remords, les hommes promirent que chaque clan s’engage à ne pas consommer la chair d’un animal. C’est ainsi que sont nés les totems.botswana-2219374__340

Les chasseurs, maîtres du monde de l’invisible font des sacrifices à l’esprit de la forêt pour qu’il accepte de lui offrir un des siens. Chaque animal tué est remercié d’avoir accepté de se sacrifier. Sa dépouille est traitée avec respect et le chasseur ne prendra que ce qui est nécessaire à la survie de son village. Rien de plus. Selon la mythologie africaine, chaque partie de la nature appartient à une déesse ou à un dieu qui veille sur son aqua-4018983__340bien-être.

Mamie Wata est connue sur une grande partie de l’Afrique subsaharienne. Son nom peut varier selon la région, mais en Afrique de l’ouest, elle est Mamie Wata. Elle est connue pour son intransigeance. Si un sacrifice n’est pas accompli en son honneur, elle prendra tout simplement son dû (noyades). Elle accepte tout ce qui est blanc (lait, cola…) et ne rend un noyé qu’après avoir été honorée. Elle est d’une grande beauté et rend folle toute personne qui posera son regard sur elle. Shouna la genèse maudite fait beaucoup référence à cette mythologie animiste.

A bientôt pour les légendes de chaque animal et pour la suite.

La Balafrée – Bernard Neckée – 2019

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Quatrième de couverture

La balafrée est un roman qui rappelle l’univers de l’écriture Balzacienne car, l’auteur y fait preuve d’une réelle maturité. Son récit est une véritable fresque de la société. L’auteur y représente, avec force acrimonie, deux types de personnages. D’un côté, ceux qui sont épris de valeurs morales, éthiques et qui apparaissent comme des anges à l’instar d’Ange. Et de l’autre côté, ceux qui agissent comme des possédés assoiffés d’accomplir les maux les plus imaginables comme la tante d’Ange. Pour les rendre plus vivants, l’auteur les enracine dans les milieux où l’immoralité est à son comble! Où misère  et richesse se côtoient sans se toucher! Où l’hypocrisie et la méchanceté des femmes est sans appel!

Chronique

Ainsi que le dit un proverbe africain « quand un orphelin éternue, il se fait ses propres bénédictions« . Ange a perdu ses parents très jeune. Elle est prise en charge par…

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Un extrait de ma nouvelle: désespérance

Un jour, tu fus. Belle. Étale. Lumineuse. Sans une ride. Vierge de toute bosse. Ce moment-là fut. Un jour, la vie s’échappa. Ce don de soi. Ce don de la vie. Cette union avec l’avenir. Ce don de vie qui offre la vie. Lui insuffle l’énergie des lendemains à venir. Demain est si tentant. Plein d’amour et de joie.

Puis vint la réalité. Celle qui brûle les yeux. Qui déshydrate le cœur et réduit l’âme en fumée. De cette réalité qui tient éveillé, des nuits durant, la larme sèche au coin de l’œil. La larme brûlante essuyant la pupille de son souffle sec. Ce souffle sec venant d’un corps rendu aride par la souffrance. Une souffrance qui annihile toute humanité.

L’homme se peut ténèbres. L’homme se peut violent. Douce violence qui lacère, étripe tout signe d’humanité. Un jour viendra et il est proche, le temps des oublis, le temps de désigner ce qui ne fut jamais. Un jour viendra et il s’ancrera dans les mémoires. Un jour où une page se tournera. Une histoire se terminera. Dans un silence profond. Dans une indifférence totale. L’oubli se posera sur l’aile de l’éternité. Le souvenir sera enterré dans un désert de mépris. Honni soit qui se rappellera.

L’amour fit un tour. Puis deux. Puis… deux et demie. La flamme se tarit sous le souffle de l’absent. De celui qui aurait pu être. Ce passage rapide d’une étincelle de bonheur. Puis le néant. La trahison. Un corps saccagé par le désamour. Le rire criant des Autres. Le silence hurlant des Autres. Encore un genou qui se plie et se déplie. Dans la douleur. Et la scélérate vie continue. Se pavane. Enveloppée dans son boubou clinquant. Son rire bruyant. Son regard hautain.

Que la douleur soit ! Et la douleur fut. A jamais. Malédiction profonde qui se pose avec fracas sur les débris d’une vie en deuil. Non, demain, il ne fera pas jour. Demain ne sera plus. Battu en brèche par le poids des malédictions sans fin, demain est enterré sous des tonnes de désirs inassouvis, de rêves avortés. De nuits blanches alimentées par la force du désespoir. De la désespérance. De l’inespérance. De la douleur. Demain est sous terre accompagnant l’espoir et la résilience. Demain ne sera pas un autre jour. Demain ne sera pas.

L’humain a tenu bec et ongle aux bouts de vie. L’humain s’est agrippé à une parcelle fuyante. L’humain s’est agrippé au vide et a connu le fond du désespoir. La vie lui a tourné le dos. Le vide s’est instauré. Trop de plaintes. Trop de cris. Trop de souffrances. L’Autre n’aime pas. L’Autre a peur d’une épidémie. Une épidémie de souffrance. Une épidémie de Douleurs. Une épidémie d’espèces non sonnantes et pas du tout trébuchantes. Et le vide se fit. Doucement. Brusquement. Il s’installa. Lentement. Dans un silence fracassant. Le vide se fit une place. Il la choisit grande. Immense. Totalement égoïste. Enfin un endroit où il se sentait à son aise. Il regardait l’humain qui se recroquevillait sous les mots terribles. Les mots assassins. L’humain qui ravalait ce contingent de larmes brûlantes qui asséchaient sa vie. Ces maudites larmes qui faisaient fi de la décence. L’humain qui se recroquevillait sous le poids des accusations. Sous le poids de l’indifférente accusation de vouloir exister.

La terre-mère appela et l’humain se retourna. Enfin la rédemption. Enfin la paix. Plus de culpabilité. Plus de souffrances ensevelies sous des tonnes d’une terre nourricière et rédemptrice. Enfin la consolation ! Enfin l’amour si vite perdu. En son sein la terre mère accueillit l’humain et atténua sa solitude. Ses peurs. Ses cris. Ses sanglots. Ce silence environnant. Et la terre mère caressa ces cheveux blanchis par la douleur et l’indifférence. Elle caressa ce corps usé par la douleur. Ce corps qui fut et qui ne sera plus jamais. Et une vie s’en alla. Dans un bruyant silence et une indifférence claquante. Une vie qui ne sera plus jamais. Pour l’éternité.

Amélie Diack Antony, le 25 janvier 2018

 

Ô Toi qui passe!!

L’aube de la vie est un moment important pour tout être. Découvrir une famille, une fratrie est laborieuse et épique pour toute âme. Alors, que dire du crépuscule d’une vie ! Quand assis à l’ombres d’un arbre ou sur une chaise enchâssée sur un balcon, étendu dans un lit abhorré, les pensées s’envolent et retracent une vie, riche en rencontres et pauvre en émotions. Une vie pauvre en relation fraternelle. Toujours le dernier sur ce coup-là. Aider quelqu’un dans le besoin est une seconde nature. Par contre, quelle épaule pour vous en cas de besoin. Juste une absence. Une transparence qui s’est installée au fil du temps. Une indifférence dévastatrice. Ignorée. Des réflexions à la troisième personne fustigeant l’absent, en sa présence

Alors regarder un destin sans fards. Poser des questions aux sourds. Des blessures salies. Ah les mots, si libérateurs. Si assassins. Écrasant toute velléité d’explications, de paroles. Souffrance muette. Hurlements sourds. Douleurs insultées. Foulées au pied. Demande ignorée. Ridiculisée. Écrasée de mépris… Et le doigt accusateur !! Ce doigt qui pointe cette inexistence vivante. Ce rebut de la nature qui n’a pas de nom. Pas de visage. Pas d’âme. Pas d’existence….

Des cris dans le désert. Face à une foule qui se meut annihilant les cris sous le sable du désert humain. Ces cris… Ces hurlements. Ces sanglots. Ces douleurs. Si présents. Si bruyants. Si étouffés dans ce monde annihilateur, juge de tous gestes. Sans velléité de compréhension.

Douleurs des gestes hachés. Douleur de l’âme fragmenté. Douleur de l’humain face au désert de l’indifférence. Ô toi qui passe ! Juste pour un temps. Pour une seconde. Pour un temps de ton temps. Arrête-toi. Écoute. Écoute…. Ce n’est pas le vent. Non, c’est un humain. Juste là. Devant toi. Décille tes yeux et regarde. Regarde cette forme qui s’éveille et s’éclot sous ton regard. Insuffle la vie à la transparence. A l’humain annihilé par le mépris. Par le silence. Par l’indifférence.

Ô toi qui passe. Assainis ton cœur et comprend. Comprend la mort lente du non-regard. Comprend les jours orphelins de regards. De paroles. De prise de conscience. Comprend… Comprend ce lien rompu par le temps, l’indifférence, l’insulte, les préjugés. Écoute…. Écoute. Ce mal qui ronge. Ce mal qui tue à petit feu. Ce mal qui dissipe la présence et embrasse l’oubli. Ce mal qui assèche tout sentiment d’empathie. Ce mal qui tue. Rongera t-il tout sur son passage ? Même la transparence ? Même l’empathie ?

Ô toi qui écoute. Entends-tu ce cri dans le désert ? Ce cri d’un humain envahi par la transparence et l’indifférence ? Ce cri qui hurle la vie ? Hurlements muets. Hurlements d’outre-tombe. Écoute la mort qui passe et annihile ce cri. Ce cri de vie. Une vie oubliée. Écrasée par la douleur. Écrasée par l’indifférence. Ô toi qui écoute ! Où es-tu ? Ne passe pas sans regarder. Ne pars pas sans regarder. Avec ton âme. Avec tes tripes. Et tu verras….

Tu verras la vie. Tu verras la force de la vie. Tu verras la résilience. Tu verras un humain à genoux. Tu verras ses larmes perlant à travers des sanglots enragés par l’indifférence. Des sanglots laissant suinter des larmes de sang d’une fin de vie. Des larmes qui annoncent l’outre-tombe. Des larmes….

Et puis, tu verras à travers la transparence la douleur de l’absent présent. L’absent indifférent. L’absent assassin de l’existence d’une vie. L’absent tueur d’empathie. Ô toi qui passe, regarde. Regarde…. Emplis tes yeux de la non existence. Emplis tes yeux de la transparence de l’être. Ô toi qui écoute ! Écoute l’écho du silence de l’être inexistant. De l’être annihilé. De l’être qui est, sans être. Écoute ces sanglots qui se mêlent aux eaux éphémères des oueds asséchés par ce vent rageur. Écoute ces cris mortellement silencieux. Ces cris qui portent le deuil d’une vie qui fut et ne sera plus. Ô toi, ô humain n’assassine pas une fois de plus une présence transparente. Une présence qui indiffère. Pas de pitié. Juste de l’humanité. Un regard qui dit « je te vois ». Une écoute qui dit « je t’entends ». Une voix qui dit « Tu es. Tu existes ». Un regard qui ôte la transparence.

Ô toi qui passe, ne médis pas. Les vies, les destins sont si différents. Ô humain, comprend. Ne juge pas. L’incompréhension est parfois signe d’intelligence. Parfois empathie. Parfois amour. Tout simplement.

Ô transparence qui annihile tout. Sors de ce désert de la vie. Trouve un endroit qui te fera fleurir. Ne reste pas pour assécher un cœur et faire fleurir le désir de non existence. Ne fait pas fleurir toute envie de disparition. Tout désir d’aller vers cette terre légère aux bras maternels grands ouverts et si accueillants. Cette terre qui donnera vie à l’absence. A la mort en effaçant toute transparence et ne laissant que le souvenir de ce qui fut et ne sera plus.

Ô toi qui écoute. Parle aux humains. Dis-leur que la transparence blesse. Que la transparence annihile tout. Que la transparence tue et laisse parler la terre mère si accueillante. Un jour le souvenir viendra. Bien trop tard. La transparence aura pris le dessus, enveloppant l’être affaibli par des années d’indifférence. La transparence en fera offrande à la terre mère. Sans compassion. Juste pour effacer ce qui fut et jamais ne sera.

Amélie Diack Antony le 16/05/2019

Miki, l’aventurier pique-boeuf – Justine Dédé – 2019

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Quatrième de couverture

Rêvant de bonheur, Miki, un bel oiseau, abandonne les siens et s’envole pour la grande ville. Mais celle-ci est inhospitalière, effrayante même. Miki y est malheureux, et décide alors de rentrer chez lui, auprès de sa famille et de ses amis, au cœur de sa terre natale.

Chronique

Qu’est-ce qu’on peut s’ennuyer quand on est un pique-boeuf ! Débarrasser les bœufs des insectes qui les dérange est si valorisant et si fatiguant. Alors, Miki décide de changer d’air et d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. C’est possible. Elle parait plus verte. Mais, c’est si dur.

Miki l’aventurier pique-boeuf est un conte qui nous fait réfléchir sur la force de l’amitié. Sur le rapport à l’autre. Celui qu’on ne connait pas. Celui qui vient d’ailleurs et qui ne nous ressemble pas. C’est aussi une réflexion sur la volonté. Partir, c’est d’abord se préparer. C’est aussi savoir…

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Discours de Gbêhin azi bô Ahidjlé Ahossou Gbowélé (Béhanzin) roi du Dahomey (1889 à 1894)

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Discours d’un roi déchu (né vers 1845) avant son départ pour un long exil ou plutôt d’une longue errance. Il sera en résidence surveillée à Fort de France (Martinique)avant d’être assigné à résidence en Algérie jusqu’à sa mort en 1906. 

Compagnons d’infortune, derniers amis fidèles, vous savez dans quelles circonstances, lorsque les Français voulurent accaparer la terre de nos aïeux, nous avions décidé de lutter. Nous avions, alors, la certitude de conduire notre armée à la victoire.

Quand nos guerriers s’élevèrent par milliers pour défendre le Danhomey et son roi, j’ai reconnu avec fierté la même bravoure que manifestaient ceux de AGADJA, de TEGBESSOU, de GUEZO et de GLELE.

Dans toutes les batailles, j’étais à leurs côtés. Malgré la justesse de notre cause, nos troupes compactes furent décimées en un instant. Elles n’ont pu défaire les ennemis blancs dont nous louons aussi le courge et la discipline. Et déjà ma…

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Entretien avec Kama Sywor Kamanda, dramaturge, écrivain, conteur et poète Congolais

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Bonjour Kama Sywor Kamanda. Je suis Amélie Diack. Je vous remercie d’avoir accepté cet entretien. J’en suis honorée. À la question « qui êtes-vous », que avec Aimé Césairerépondrez-vous ?

 Kamanda – Je suis écrivain, poète, dramaturge et essayiste Congolais.
A.D. Pas seulement. Vous êtes conteur aussi

A.D. Vous parlez de vous en tant que Congolais d’origine Égyptienne. Je crois deviner pourquoi.41txBDCuDyL._SX195_ Cependant, je souhaite que vous nous en parliez

 Kamanda – Je suis né Congolais avec des grands parents Égyptiens déportés au Congo en tout début de l’occupation du pays par les Belges. Ils avaient le statut des colons indépendants de 280413_270482819760974_834406419_ol’administration coloniale Belge ! Mon père avait d’immenses plantations et faisait travailler des milliers de familles.

A.D. J’étais loin d’imaginer cela. Je pensais à Cheikh Anta Diop et de sa théorie sur l’origine négroïde des pharaons d’Égypte

A.D. Pouvez-vous nous parler de votre enfance, de vos études ?

Kamanda

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Souffles – BIRAGO DIOP

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des ancêtres.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire
Et dans l’ombre qui s’épaissit.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans l’Arbre qui frémit,
Ils sont dans le Bois qui gémit,
Ils sont dans l’Eau qui coule,
Ils sont dans l’Eau qui dort,
Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule :
Les Morts ne sont pas morts.

Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des Ancêtres morts,
Qui ne sont pas partis
Qui ne sont pas sous la Terre
Qui ne…

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