Un extrait

LITTERATURE D'AILLEURS DE LEE HAM

Le silence, telle une chape de plomb, enveloppait le monde pétrifié, angoissé, annihilé de doutes, de peurs primaires, de terreurs sans nom. Le silence bruyant de peurs comprimées s’était confortablement installé.
Telle une mauvaise odeur, il s’insinuait dans toutes les interstices de l’incertitude. Il avait fait sien le monde des purs et des impurs, des visibles et des invisibles, du bien et du mal, de ceux qui savaient tout et de ceux qui ignoraient tout. Le silence avait fait de ces mondes son royaume.
Les astres, dans le ciel, s’étaient faits discrets. Ils ne tenaient pas à assister à la lutte des forces contraires. Leur avenir était lié à l’aboutissement de cette lutte parricide. Comme tout le monde, ils se tenaient accroupis, la tête entre les jambes, le dos rond, les yeux fermés, les mains enveloppant leurs oreilles. Ils étaient pétrifiés de terreur. Ils attendaient on ne sait quoi. Le…

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Extrait « une nuit d’enfer pour Adi »

Le sorcier… Où était-il ? Pourquoi ne répondait-il pas à ses appels ? Ô Dieux! Le cauchemar recommençait ! Quelle horreur ! Que faire ? Adi réfléchissait rapidement à un moyen de fuir. Vite ! Vite ! Un sifflement lugubre, dans son dos, lui fit perdre le cours de ses pensées. L’ennemi se rapprochait. Pourquoi ces vieillards assis sous le baobab continuaient-ils à discuter ? Ne voyaient-ils pas qu’il était en danger ? Adi se mit à faire de grands signes pour attirer leur attention. En vain. Le chien de la maison s’était enfui. Il se terrait derrière les vieillards et gémissait en tremblant de tout son corps. Adi se sentait seul. Incompris. Abandonné. Il était découragé. Las. Si las.

Le serpent glissa vers lui. Adi se mit à reculer. Il regrettait d’avoir quitté l’hôtel. Au moins, là-bas, il aurait pu recevoir le soutien du gérant. Enfin, peut-être. Le sorcier ! Il avait fait un geste pour éloigner les monstres. L’amulette ! Adi se souvenait du cadeau fait par son père, à la fin de son initiation dans le bois sacré. Il prit à pleine main l’amulette qu’il avait autour du cou et l’éleva entre lui et le reptile… qui disparut dans un nuage gris. À sa place, se trouvait un liquide verdâtre qui disparut dans le sol dans un chuintement horrible.

Ma prochaine nouvelle – extrait

Il est vrai que j’aime rire. Il est vrai que mon rire vient du fond de mon âme. Cependant, je vais te faire une confidence, ma grande, bien que je sache que tu as déjà deviné. Tu me connais si bien. Je ris pour ne pas pleurer. Je ris pour oublier que j’ai mal. Je ris pour me protéger. Je ris à en avoir mal. Pour cacher les bleus de l’âme. Je sens ce rire naître douloureusement au creux de moi. Je sens déjà son goût amer au fond de ma gorge. C’est affreux. C’est un cauchemar. Je dois lutter contre les larmes qui persistent à vouloir couler. Mais, si je pleure, je suis faible, et personne ne doit connaître ma faiblesse.

Adi – Un extrait (Nouvelle)

Où était-il ? Pourquoi ne répondait-il pas à ses appels ? Ô Dieu ! Le cauchemar recommençait. Quelle horreur ! Que faire ? Adil réfléchissait rapidement à un moyen de fuir. Vite ! Vite ! Un sifflement lugubre, dans son dos, lui fit perdre le cours de ses pensées. L’ennemi se rapprochait. Pourquoi ces vieillards assis sous le baobab continuaient-ils à discuter ? Ne voyaient-ils pas qu’il était en danger ? Adi se mit à faire de grands signes pour attirer leur attention. En vain. Le chien de la maison s’était enfuit. Il se terrait derrière les vieillards et gémissait. Il tremblait de tout son corps. Adi se sentait seul. Incompris. Abandonné. Il était découragé. Las. Si las. Le serpent glissa vers lui. Adi se mit à reculer. Il regrettait d’avoir quitté l’hôtel. Au moins, là-bas, il aurait pu recevoir le soutien du gérant. Enfin, peut-être.

Malédiction!!!!!

Dans une case, une femme se désespérait. Elle ne pouvait avoir d’enfant. Elle avait consulté tous les marabouts de grande renommée, sans aucun succès. Elle était l’objet de raillerie de ses voisines et de ses amies. Sa stérilité était l’objet de quelque obscur sort jeté le jour où, petite fille, elle s’était assise à califourchon sur un mortier. Ce geste avait été fait dans une grande innocence. Après avoir pilé le mil pendant des heures avec ses amies, ses sœurs et ses cousines, elle avait voulu se reposer. Pour éviter de s’asseoir sur le sol, elle s’était mise à califourchon sur le mortier couché. Elle avait sursauté devant les cris de sa mère et de ses voisines. Pendant des jours, des sacrifices et des bains rituels avaient été faits pour apaiser le courroux des ancêtres. En vain. Le geste avait été trop grave. Les anciens s’étaient réunis sous l’arbre à palabre pour débattre de ce sacrilège. Les dieux avaient décidé. Elle ne porterait aucun enfant humain. Ce dernier serait maudit à jamais et souillerait la terre. Elle devait être bannie. Après moult sacrifices, son grand-père avait réussi à obtenir un bannissement temporaire. Pendant sept ans, elle avait vécu dans la forêt, ignorée de tout le village. Ceux qui la croisaient détournaient les yeux et évitaient de marcher sur son ombre.