Le sourire Macabre – 2011 Sophie Adonon

adononCe que j’aime dans la plupart des policiers Africains, c’est que les enquêtes se déroulent dans un calme olympien. Au rythme de la vie, de la société, des coutumes. Très souvent, dans un monde moderne, les enquêteurs se trouvent face à certaines traditions millénaires. Ils doivent faire preuve d’une grande philosophie et de beaucoup de diplomatie. Rares sont les courses poursuites, les échanges de coups de feu, etc.

Ce policier ne déroge pas à la règle. Tout se passe dans une atmosphère tranquille. Une famille aisée. Un fils qui fait des études à l’étranger. Tout ce qu’il y a de plus banal dans une famille moderne et riche. Puis, le tonnerre. Puis l’horreur. Puis l’inconcevable. L’atmosphère s’alourdit de plus en plus, au fil des pages. Réalité ou cauchemar?

Peu à peu, la plongée dans l’inqualifiable se fait de plus en plus profondément. La plume 001919216de Sophie Adonon nous fait souffrir, pleurer. On s’interroge beaucoup. Pourquoi? Dans quel but? Sophie Adonon maintient le suspens jusqu’au bout. Elle nous amène dans l’horreur absolue. Au fond de la partie la plus noire de l’âme humaine.

On ne sort pas indemne de cette lecture. Une fois le livre fermé, une fois la dernière ligne lue, on reste pensif. On questionne l’Humain, l’humanité entière. Au fait, une telle animosité est-elle vraiment humaine? Le dépaysement est total. Ne passez pas à côté de ce bijou. Lisez-le. Interrogez-vous sur le genre humain, sur certaines actions humaines que renieraient n’importe quel animal. Ce livre est un voyage au bout des sentiments, du questionnement.

Je vous invite à découvrir ce livre. A savourer les mots. A rêver. Oui, je dis bien rêver de donner une autre fin. Pourquoi pas? Pour interroger l’âme humaine et sa profondeur, offrez vous ce voyage au bout de votre moi profond.

La roche empoisonnée – Loïc Léry – Caraïbeditions – 2017

Quatrième de couverture

… Mais ce soir là, il leur était difficile de garder cette apparence car la situation était crue. Tout le monde était dans le même paquet: en manque. Donc, il n’y avait pas de nègre, pas de mulâtre, pas de béké et encore moins de zoreilles. Il n’y avait pas de classe, pas de comparaisonnerie (fierté), pas de chronologie. Mais, tristement des hommes angoissés. Des hommes capables de se foutre nus, vendre leurs habits, vendre la bagnole qu’ils avaient sous le cul, vendre leur femme, leur mère… se vendre eux-mêmes. L’angoisse…

Les cocus posthumes – Bolya – Ed. Serpent Noir

Quatrième de couverture

Au cours de son enquête sur le meurtre des jumelles de la place d’Aligre, l’inspecteur Robert Nègre découvre les agissements macabres d’une secte franco-africaine, et fait la  connaissance de Jean-Christian Sangsexe, le « négociateur planétaire qui vend tout tout tout », de son Excellence le Successeur de Dieu, de Kokumbo, fonctionnaire de l’ONU… Entre fable policière loufoque et satyre politique, Bolya met à nu les « cocus posthumes », ces tyrans qui croient que le monde leur appartient, mais que l’histoire -et le TPI- finissent toujours par rattraper…