Driss Chraïbi, le rebelle Marocain (1926-2007)

Eh oui, nous continuons dans la veine du roman policier. Nous allons du côté du Maghreb pour faire connaissance avec un écrivain haut en couleur et qui ne connaît pas la langue de bois. Je l’ai déjà dit et je le redis encore, j’adore les écrivains Maghrébins. Ils sont un brin torturés ou écartelés par des choix machiavéliques. Ce qui donne toujours des romans d’une grande richesse, d’une grande finesse. Quand je referme leurs livres, mon cerveau fait un brain storming qui n’est pas désagréable. Driss Chraïbi est un de ces auteurs que je prends toujours plaisir à lire.

Il est né le 15 juillet 1926 à El Jadida au Maroc et s’installe en France en 1947. Il est le rebelle qu’on peut aimer ou haïr car il pose sa plume là où il fait mal socialement. L’encre de sa plume est le vitriol. La conscience sociétale ne se repose pas avec lui. Au contraire. Dès son premier roman Passé simple (1954), il montre sa future ligne de conduite. Il y parle de conflits de générations. Il y attaque la tradition Marocaine qu’il trouve pesante. Les attaques des « bien-pensants » ne tardèrent pas. Certaines vérités ne sont pas bonnes à dire et ce n’est pas ce que pense Driss Chraïbi. Il gardera toujours ce style caustique jusqu’à sa mort, le 1er avril 2007.

Dans Mère du printemps (1982), il défends les Berbères et parle de la libération de la femme. Dans Les boucs (1955), il dénonce le racisme anti-Maghrébins, le sort de ses frères sur le sol Français. Il atteint les sommets du caustique avec Civilisation, ma mère (1972) où il plaide en faveur de l’émancipation de la femme. Il y salue la renaissance et la liberté de la femme. L’inspecteur Ali* (1991) décrit avec beaucoup d’humour les tribulations et les conditions d’enquêtes d’un inspecteur. Comme tout écrivain, il arrive un moment où l’on se retrouve face à soi. C’est le cas de Driss Chraïbi qui écrit son autobiographie en 2001 le monde à côté. Je pense que c’est le seul roman où il laisse parler la tendresse, les éclats de rire, les souvenirs.

BIBLIOGRAPHIE (*romans policiers)
1954 Le passé simple
1956 L’âne
1961 La foule
1962 Succession ouverte*
1996 Un ami viendra vous voir
1981 Une enquête au pays*
1992 Les aventures de l’âne Khal
1993 Une place au soleil
1994 L’homme du livre
1996 L’inspecteur Ali à Trinity College*
1997 L’inspecteur Ali et la CIA*
1998 Vu, lu, entendu – Mémoire
1999 L’âne Khal invisible
2004 L’homme qui venait du passé
2007 Un homme debout – entretien

Sorciers, djinns & Ancêtres dans Shouna la genèse maudite

Ils sont nombreux et chacun a un rôle bien défini:

  • Les sorciers appelés dëmë (deumeu) sont des sorciers mangeurs d’âmes. Ils ressemblent à n’importe qui. Ils sont en effet humains. Lors des bacchanales, ils offrent, à tour de rôle, à leur communauté une âme à dévorer. Si l’un n’a rien à donner, le choix se fait dans sa famille directe (époux, épouse, enfants). Avant de mourir, ces dëmë peuvent être tentés de se confesser (jafu:diafou). Cela est rare. Mais c’est un évènement où s’invite tout le quartier. J’ai connu un diafou là ou je vivais. Elle avait donné des noms d’accidentés, de morts inattendus. Ma mère nous avait interdit d’y aller car nous voulions savoir pour notre père. Finalement, nous avons obéi. Nous n’avons jamais su.
  • Les djinns ou djinnés. Ils peuvent prendre différents aspects. Souvent, c’est une femme blanche avec de longs cheveux. Eh oui, chez nous, le Malin est blanc et pas noir. Ils peuvent être représentés par des petits hommes étranges avec des épines à la place des cheveux ou autres personnages de même acabit.
  • Les Ancêtres intercèdent auprès des dieux pour protéger les vivants. Leur rôle est important car s’ils ne sont pas satisfaits, il n’intercèderont plus auprès des dieux et ne protègeront plus la personne à l’origine de leur courroux. Ce dernier sera vulnérable et une proie facile pour les dëmë et les djinnés.
  • Les chasseurs, les forgerons pratiquent la magie blanches mais ont de grandes connaissances dans la magie noire/ En effet les chasseurs doivent interférer auprès de ancêtres pour que leur chasse soit fructueuse. Ils doivent aussi pouvoir dompter l’âme de l’animal tué et se faire pardonner auprès de Dame Nature pour lui avoir pris l’un des siens. Les forgerons sont les maîtres du métal. Ils connaissent les incantations séculaires pour se faire obéir du métal et le dompter.

SHOUNA: La genèse maudite – FLORIC

dépaysement et magie16 juillet 2018

Le voyage et le dépaysement sont à la portée d’un clic de souris. Shouna, ce petit-être mystérieux, tant attendu par les siens et destiné à changer le monde. En le lisant, on a l’impression d’écouter le griot nous parler et nous raconter ce conte africain. Un conte à écouter, à comprendre et à interpréter.

Chronique de Maya au pays des livres – Une nuit d’enfer pour Adi – 01/02/2019

Voici mon avis sur Une nuit d’enfer pour Adi d’Amélie Diack Auteure, une nouvelle originale.

Synopsis auteur
Après des fiançailles controversées, Adi attend Maïssa à l’hôtel. Ils doivent prendre des décisions importantes pour leur mariage. L’attente est longue et il est impatient.

Mon avis
Après avoir découvert Amélie Diack grâce à Shouna, La genèse maudite, un récit envoûtant qui nous plonge au cœur des traditions et des mythes africains, je la retrouve avec plaisir pour une courte nouvelle, Une nuit d’enfer pour Adi, qui tire un peu plus vers le côté horrifique.
L’auteur nous invite dans la vie d’Adi qui ne souhaite qu’une chose, épouser celle qu’il aime. Mais tout ne se passe pas comme le couple l’avait prévu. Les aînés s’opposent à leur union, Adi doit retrouver sa bien-aimée pour faire le point sur leur relation.
Nous faisons donc la connaissance d’Adi au moment où il arrive à l’hôtel. Il va y vivre la nuit la plus éprouvante de toute son existence. Il se pose beaucoup de questions, et nous aussi d’ailleurs. L’auteur laisse planer le doute sur ses cauchemars terrifiants. Amélie Diack met aussi l’accent sur les phénomènes étranges, nous assistons à une explosion de matières et de couleurs peu hospitalières.
Nous percevons les tourments intérieurs d’Adi, avec toutes ces émotions et ces choses qu’il ne comprend pas. La plume de l’auteur est toute aussi envoûtante que le récit. L’angoisse monte crescendo jusqu’au dénouement.
Même si je ne suis pas une adepte des nouvelles, celle-ci a su me tenir en haleine jusqu’au bout car l’histoire est vraiment intrigante et le décor dépaysant. Amateurs de frissons n’hésitez pas à y jeter un œil.

 

Les villages dans Shouna la genèse maudite

SIGUIL (relève – toi) – Village de Shouna – il est né à la sortie de ce village. Ses parent y habitent et y cultivent leurs champs. Ils participent à la vie communautaire jusqu’à l’arrivée de leur fils prodige. C’est un village qui fait face aux aleas de la vie et dont les habitants ont une résilience à toute épreuve.

SÜBE (demain) – village d’enfants disparus – Dès l’âge de sept ans, ces enfants disparaissent mystérieusement. De ce fait, ils ont tous arrêté de grandir et les mères ne portent plus d’enfants. Cependant, l’espoir demeure car demain est un nouveau jour.

NDEEYSAAN (le pauvre) – village sacrifié – le village et ses habitants ont servi de festin aux êtres des ténèbres – il a entièrement disparu, avalé par le sol. Tout le monde a pitié de ce village fantôme

DEXX (fleuve) – royaume du fleuve, royaume de Shouna. Différent de celui de Mamie Wata

Il fut un temps…

Il fut un temps où la marche était pénible mais bien réelle. Il fut un temps où la vie autour de l’être grouillait de projets et la tête s’en emplissait. Elle se remplissait de rêves. De rencontres. De force. Malgré les déboires. Les douleurs. Les cris muets. Les larmes brûlantes. Il fut un temps…

Le temps est venu. Celui des absences. Des « avant, je pouvais« . Des marches incertaines. Du vide abyssal de la vie. De la fin des projets et des rêves. Des doutes. Des rêves brisés. Il est venu… le temps des cris sourds. Des cris-hurlements qui tétanisent la gorge. Des cris qui font des entrailles les fossoyeurs des rêves brisés. Il est venu… le temps des larmes solitaires. Des douleurs muettes de stupéfaction. Des douleurs… briseuses de corps et de vie. Il est venu le temps…..

Incompréhension. Doutes. Chuchotements. Regards sévères. Regards pénibles. Regards accusateurs. Regards…Oubliés les partages. Les rires. Oubliée l’innocence des lendemains. Oubliés…

Demain est un autre jour. Demain est un rêve avorté. Demain est source de souffrances. De douleurs. De peurs. De terreurs sans nom. De cœurs brisés. D’amour propre piétiné sur l’autel du doute. Du doigt accusateur. Du qu’en dira t-on tenace.  Du qu’en dira t-on menaces. Du qu’en dira t-on. Demain….

Amélie Diack

Antony,  le 26 janvier 2019

Extrait « une nuit d’enfer pour Adi »

Le sorcier… Où était-il ? Pourquoi ne répondait-il pas à ses appels ? Ô Dieux! Le cauchemar recommençait ! Quelle horreur ! Que faire ? Adi réfléchissait rapidement à un moyen de fuir. Vite ! Vite ! Un sifflement lugubre, dans son dos, lui fit perdre le cours de ses pensées. L’ennemi se rapprochait. Pourquoi ces vieillards assis sous le baobab continuaient-ils à discuter ? Ne voyaient-ils pas qu’il était en danger ? Adi se mit à faire de grands signes pour attirer leur attention. En vain. Le chien de la maison s’était enfui. Il se terrait derrière les vieillards et gémissait en tremblant de tout son corps. Adi se sentait seul. Incompris. Abandonné. Il était découragé. Las. Si las.

Le serpent glissa vers lui. Adi se mit à reculer. Il regrettait d’avoir quitté l’hôtel. Au moins, là-bas, il aurait pu recevoir le soutien du gérant. Enfin, peut-être. Le sorcier ! Il avait fait un geste pour éloigner les monstres. L’amulette ! Adi se souvenait du cadeau fait par son père, à la fin de son initiation dans le bois sacré. Il prit à pleine main l’amulette qu’il avait autour du cou et l’éleva entre lui et le reptile… qui disparut dans un nuage gris. À sa place, se trouvait un liquide verdâtre qui disparut dans le sol dans un chuintement horrible.

DISCOURS D’ADIEU DE GBEHANZIN (1844 – 1906)

220px-behanzin-1895Compagnons d’infortune, derniers amis fidèles, vous savez dans quelles circonstances, lorsque les français voulurent accaparer la terre de nos aïeux, nous avions décidé de lutter. Nous avions, alors, la certitude de conduire notre armée à la victoire.

Quand nos guerriers s’élevèrent par milliers pour défendre le DANHOME et son roi, j’ai reconnu avec fierté la mêmeamazonedahomey bravoure que manifestaient ceux de AGADJA, de TEGBESSOU, de GUEZO et de GLELE.

Dans toutes les batailles, j’étais à leur côté. Malgré la justesse de notre cause, nos troupes compactes furent décimées en un instant. Elles n’ont pu défaire les ennemis blancs dont nous louons aussi le courage et la discipline; et déjà ma voix éplorée archives-4n’éveille plus d’écho.

Où sont, maintenant, les ardentes amazones qu’enflammait une sainte colère? Où est leur chefamaz_dahomey_6_1 indomptable GOUDEME YEWE KETOUGAN? Où est leur robuste capitaine GODEGBE CHACHABLOUKOU GODJILA? Qui chantera leur splendide sacrifice, qui dira leur générosité puisqu’ils ont scellé de leur sang le pacte de la suprême fidélité?

Comment accepterai – je sans eux une quelconque abdication? Comment oserai – je me présenter devant vous, braves guerriers, si je signais le papier du général?

Non! A mon destin, je ne tournerai plus le dos. Je ferai face et je marcherai car la plus belle victoire ne se remporte pas sur une armée ennemie ou des adversaires condamnés au silence du cachot.
Est vraiment victorieux l’homme resté seul et qui continue de lutter dans son cœur…

Un ange est passé

Des larmes roulent sur des joues. Des yeux se noient. Le ciel pleure. Il déverse des torrents de larmes. Il porte le deuil. Un mouvement. subreptice. Discret. Un mouvement.
Une femme. Un homme. Noyés sous la pluie. Eperdus de douleur. Un frère. Une sœur. Un ami. Une douleur commune. Leurs larmes sont mêlées au déluge des cieux. Un clou. Deux clous. Dix clous. Tout est scellé. Plus rien à voir.

Aujourd’hui le ciel a pleuré l’un des siens. Le monde a pu témoigner de cette peine immense. Un peuple entier a partagé cette douleur. Sans le savoir. Discrètement. Une voiture. Deux voitures. Dix voitures. Un corbillard. Un avion. Une âme s’en est allée. Vers les racines. Vers la terre mère. Des sanglots. Des cris. L’effondrement de toute une fratrie. La douleur d’une famille. Demain, un ange reposera parmi les siens. Aujourd’hui, un ange est passé. Aujourd’hui, un ange s’en est allé.

La terre se fera légère et douce comme une mère pour le lover au creux de son sein. Une mère confiera son enfant à une autre mère: la terre. La peine restera et sera profonde. Un ange est passé parmi les hommes. Un ange est retourné parmi les siens.

Amélie Diack Antony le 28/12/2016

AUBE VERTE (à Sabah)

Une sonnerie vrilla le silence. Seul l’écho répondit. La maison était vide. Pourtant elle grouillait de vie. Une télévision, quelque part, hurlait une chanson chaloupante. Des enfants criaient en rythme. Une femme s’égosillait par-dessus cette cacophonie. Son cri restait fortement inaudible.

Des bruits de pas. Précipités. Colériques. Pressés. Un grognement sourd. Un bruit de verre brisé. Le silence. Silencieusement bruyant. Le silence. Lourd de non-dits. Le silence. Vibrant de hurlements tus, étouffés.

Une débandade. Plus d’enfants. Une terreur muette. Une voix étouffée qui cherche un écho. Une réponse qui ne vient pas. Qu’y a-t-il ? Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ? Des nouvelles. De qui ? Ah.

Le silence. A nouveau. Terrible. Douloureux. Une âme qui se déchire. Des sanglots. Des soupirs. Des souvenirs. Un cœur que se fracasse. S’arrache à vif. En vie.
Elle était là. Il fut un temps. Elle est partie par une aube incertaine. Elle foulait le tapis vert. Elle avançait sans un regard en arrière. Elle est partie notre Aube Verte. Sans un regard en arrière. La tête pleine de rêves. Elle est partie Sabah vers une contrée qui se nommait Akdar.

Un téléphone qu’on raccroche. Une voix muette qui résonne dans le silence. Des larmes brulantes. Un sourire. Illuminé. Vivant. Des yeux qui pétillent. Il n’y aura plus d’aube verte. Unique aube verte. Plus que jamais présente.

Amélie Diack
Antony le 02 juillet 2017

Le fou dans la société Africaine

Les traditions jouent un rôle plus ou moins prégnantes dans la vie des Africains. Au Sénégal, les relations à l’autre sont si codifiées que la parole a du mal à se libérer. Dans la littérature, un personnage est libre de tous tabous : le fou. Il est libre, car il est en lien direct avec les esprits et les ancêtres.

Ainsi, le fou de Birago Diop (leurres et lueurs), le Sergent Moussa Ndiaye, vétéran de la Seconde Guerre, déclamait au crépuscule des paroles de sagesse pour les villageois : «Écoute plus souvent les choses que les êtres, la voix du feu s’entend, entend la voix de l’eau […] les morts ne sont pas morts », car sa folie venait du fait qu’il avait tourné le dos à la tradition. Les Ancêtres et les Totems (esprits) avaient pris possession de son être. C’était le prix à payer. Quant à Cheikh Hamidou Kane (l’aventure ambiguë), son fou était le seul à oser défier le Conseil des Sages qui souhaitait assujettir la femme à la veille des indépendances. Ce Conseil qui voulait faire taire la Grande Royale qui défendait ses sœurs.

Que ce soit au cinéma, au théâtre ou dans la littérature, le fou représente la conscience du peuple. Il est celui qui dit tout haut ce que le peuple pense tout bas. Celui qui ne fait jamais scandale par ses dires et qui a son esprit en débandade. Celui qui erre à travers la vie en parlant à ses démons. C’ est un être sacré.

Sacré, puisqu’il est possédé par les dieux tutélaires. Nul ne le frappe, nul ne le harangue, vu qu’à travers lui, les Ancêtres se manifestent. Il s’agit d’une sorte de philosophe qui a réfléchi au-delà de la conscience. Le fou est celui dont la conscience est plus que torturée, laminée, mise à mort par les totems ancestraux. Celui qui a foulé aux pieds le sacré. Celui qui n’a plus de limites. Celui qui vit hors du village, hors de la protection et de la bénédiction des Ancêtres et qui représente la face sombre de la société. Cette face que nul n’aime voir et à laquelle personne n’aime s’identifier. Le fou… Un être à part.

Bonnes fêtes!!!

En quittant cet endroit, je me répétais ces mots: bonnes fêtes. Des mots d’une banalité absolue. Je les trouvais superbes.

« Bonnes fêtes« . A qui le dire? Celui que j’ai vu hier, le visage crispé de douleur? Ce médecin débordé, les yeux rougis par la fatigue, qui écoutait patiemment une vie en sursis lui racontant sa jeunesse à trois heures du matin?

Peut-être à cette infirmière qui répondait inlassablement à une sonnette désespérée et inutile? « Bonnes fêtes ». Oui, je le dis à cet homme qui s’est empressé de changer de trottoir en rencontrant ce zombie diurne: Moi!!

Je le dis à cet enfant qui fait un caprice parce que le père Noël s’est trompé de cadeau, à cet enfant oublié du Père Noël. Pourquoi pas à cette mère courant après une nourriture insuffisante pour ses enfants et qui éclate de rire par ce que le soleil a refusé de se réveiller ce matin. Le soleil a décidé qu’il allait faire la fête avec sa famille et ses amis. Quel ingrat!!

J’ai regardé autour de moi ce matin et j’ai souhaité de bonnes fêtes à cet homme frigorifié sous des cartons de fortune, à cet enfant qui s’éclatait en regardant ma bille de clown, à cette femme porteuse de vie admirant cette femme qui avait une longue vie et s’en vantait.

J’ai souhaité de joyeuses fêtes à ceux que je croisais ou que j’avais croisés. « Bonnes fêtes » ce sont les mots que m’ont dit une femme en fin de parcours et illuminée de l’amour de toute une vie. « Bonnes fêtes » ce sont les mots qu’elle m’a dit avant « d’aller faire un p’tit tour au paradis » comme elle le disait souvent.

« Bonnes fêtes » des mots simples qui m’ont emplie ce matin de tristesse, de force et d’amour. « Bonnes fêtes » à moi toute seule, pleine de mon égoïsme, de mon plaisir de respirer cet air matinal et glacial.

« Bonnes fêtes » des mots de partage dont je me suis enivrée. Merci à cette femme qui m’a appris à apprécier les mots les plus simples avant d’aller faire « un p’tit tour au paradis« . Merci à toi ma grande. « Bonnes fêtes » à toi, je sais que tu dois faire une boum d’enfer au paradis des merveilleuses gens. enjoy your paradise. Bonnes fêtes à toi……………….

Amélie Diack

Paris, le 2 janvier 2008

Shouna, la Genèse maudite T.1 par l’association Écriture Plurielle – 07 janvier 2019

lundi 7 janvier 2019

 

Il était un temps où les montagnes et les mers parlaient d’une même voix

C’était le temps des couchers de soleil magnifiques et des levers de lune étincelants. C’était le temps où les astres régnaient encore sur la voûte céleste, où les animaux parlaient et où les humains n’étaient pas encore aveugles et sourds aux manifestations de la nature. Finalement, ce n’est pas un temps si éloignés de notre époque, car je m’y suis reconnue comme dans un miroir.

C’est qu’Amélie Diack a une voix si puissante qu’elle traverse les océans, relie les continents, et fait surgir le passé aussi bien que l’avenir. Comme tous les contes et récits de création, Shouna contient une part de sagesse tellement énorme qu’elle nous submerge totalement.
Qui n’a pas connu la détresse du rejet et de l’abandon ?
Qui n’a pas trahi et été trahi ?
Qui n’a pas ri aux éclats quand la chance lui a souri ?

Une fresque aux mille couleurs

En quatrième de couverture ou dans le résumé, l’auteur promet un voyage et de l’exotisme : c’est très réussi ! A côté des aventures de Shouna, Percy Jackson est un simple débutant sans grande envergure.
La grande fresque universelle d’Amélie Diack positionne l’humanité à sa juste place, dans un univers où la nature est reine : les mondes terrestres et aquatiques, les enfers et le monde du bien. C’est une invitation à ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure, dans toute sa splendeur.

Tableau de Kre MBaye – avec mes remerciements à Baye*

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Et pourtant, cette impression de luxuriance et d’immensité ne tient pas à la complexité des tournures de phrases ou des explications. L’auteur , en habile conteuse, possède toutes les clés de notre imaginaire et de nos archétype. La Reine des Eaux est d’une beauté envoûtante, tandis que la vieille sorcière est d’une laideur nauséabonde. Vous y êtes : en quelques mots, l’exact portrait des personnages s’est gravé en vous, y compris celui de cet homuncule vert aux jambes torses et aux cheveux embrouillés – dont vous n’aviez jamais entendu parler auparavant…

Désapprendre pour apprendre
Et pourtant, en débutant ma lecture, je ne cherchais qu’un peu de dépaysement, sans plus. Le Sénégal m’intéresse en ce moment et je pensais trouver de la couleur locale. Les premières lignes m’ont rappelé certains écrits adolescents (D’ailleurs l’auteure a inventé cette histoire il y a bien longtemps, à la fin des années 80) et je commençais à classer ce récit en jeunesse. Mais voilà !
Le désespoir de cette mère sans enfants, cet enfer qui enfante un innocent, ce dilemme entre le bien et le mal : ces thèmes en filigrane nous mènent directement à la philosophie, sinon à la spiritualité. Et dans ce récit, tout a un sens, tout est sens. Le blog d’Amélie l’illustre d’ailleurs en donnant des rudiments de wolof pour mieux comprendre la poésie des noms.
Shouna fait partie des histoires qui nourrissent l’enfant qui sommeille en l’adulte (et vice versa), qui transmettent de la vie brute, qui font grandir notre humanité. Alors vivement la suite et en attendant, foin des idées reçues sur les contes et autres récits de l’oralité !

Shouna la genèse maudite, T1
Titre : Shouna, la Genèse maudite T.1
Auteur : Amélie Diack
Autoédition
Année de parution : 2018

Isbn : 978-1983075940

Shouna, la Genèse maudite T.1 – Amélie Diack

Pour l’avoir à soi : https://ameliediackauteure.blog/tag/shouna-la-genese-maudite/

La page Facebook de l’auteur : https://www.facebook.com/shounadiack/

C’est le moment des bonnes résolutions!!!!!!

Eh oui, comme chaque année de très bonnes résolutions sont à prendre. Des projets qui tiennent à cœur. Alors, je me suis dit que c’est le bon moment pour faire comme tout le monde. Alors, je me suis demandée quelles seraient les miennes. J’ai réfléchi. Beaucoup. Longtemps. Très, très longtemps (il faut dire qu’après les fêtes, le cerveau est au ralenti. Enfin, plus que d’habitude). J’ai finalement trouvé. çà a été dur, mais j’ai enfin eu la baraka.

J’ai donc décidé:

  • de  lire beaucoup (c’est déjà le cas)
  • d’écrire beaucoup (c’est aussi déjà le cas)
  • de terminer mes écrits qui s’ennuient quelque part dans les tiroirs (euh, il faut que je trouve une solution. Je n’ai pas fini d’y réfléchir)
  • d’enregistrer certains textes (vous aurez droit à ma douce voix rendue rocailleuse par l’abus de thé et de café. D’avance pardon, sorry, je m’excuse, pa’don (créole), bal ma (ouolof). Cela s’est fait à l’insu de mon plein gré.
  • d’arrêter d’écrire en écoutant de la musique classique du genre « belle » (oui, je sais, pour moi c’est classique car ça se danse à moitié endormi), de la soul style « respect », du zouk « Malavoi », de la coladeira genre « coladeira », de la musique africaine style « zoblazo » « coupé-décalé » « mbalax », « funana ». ouf, je pense que je n’ai oublié personne. Sinon, tant pis…

Maintenant que c’est écrit noir sur banc, je vais essayer de ne pas faire comme les années précédentes, mettre tout cela dans des tiroirs, à côté des romans non terminés. Quoi que…

Moi Haïti

Moi Haïti, pays de Dessalines, de Toussaint-Louverture, du roi Christophe et de sa tragédie…. Moi, Haïti, aujourd’hui, je souffre. Aujourd’hui, j’ai mal. La souffrance, la douleur, je connais. J’ai conquis ma liberté dans des rivières de sang, dans des larmes d’agonie, dans des cris de colère, de douleur, de rancœur, de rancune……

Moi, Haïti, aujourd’hui, j’ai plié les genoux, comme les femmes qui, dans les rues de Port au Prince, se laissent, d’un coup, tomber à genoux, les bras levés vers les cieux, implorant de Dieu un peu de répit à leur misère.

Moi, Haïti, aujourd’hui, je verse des larmes de sang. Je pousse des cris muets de douleur, de terreur, de désespoir. Je pleure des rivières de larmes sèches : mes enfants ont faim. Mes enfants ont mal. Mes enfants ont peur. Où qu’ils soient dans le monde, ils implorent la pitié divine pour Moi, Haïti, pour leurs familles. « Bon dié vin aidé nou ».

Moi, Haïti, en ce jour de deuil, de désespoir, je regarde mon peuple qui a tout perdu, qui a perdu tout ce qu’il avait, c’est-à-dire… rien. Mon peuple n’a jamais eu grand-chose à part la misère, la pauvreté, la dictature. Mon peuple a toujours été digne dans sa pauvreté. Mon peuple a toujours gardé son humanité, son humilité. Mon peuple…

Aujourd’hui, hagard, souffrant, mais digne, mais droit, il se promène dans les rues, comptant ses morts, cherchant ses disparus, embrassant les vivants. Pour une fois, ô Dieu, daigne tourner Ton regard vers mon peuple, daigne étendre Tes mains sur lui, allège ses souffrances, ses peurs. De Ton souffle puissant et divin, soulève ces tonnes de béton qui étouffent la vie, les cris des survivants, de mon peuple agonisant. Pour une fois, ô Dieu, prends pitié de Mon peuple.

Moi, Haïti, pays que l’on dit de malédiction, fais encore face à l’infortune. Les gens n’ont rien compris. Tel Job, Ma foi, celle de Mon peuple est depuis toujours éprouvée, mais elle ne revient que plus forte, que plus intense.

MOI, HAÏTI, J’AI FOI EN MON PEUPLE ET EN SA DIGNITE

Amélie DIACK Antony, le 16 janvier 2010

Le sourire Macabre – 2011 Sophie Adonon

adononCe que j’aime dans la plupart des policiers Africains, c’est que les enquêtes se déroulent dans un calme olympien. Au rythme de la vie, de la société, des coutumes. Très souvent, dans un monde moderne, les enquêteurs se trouvent face à certaines traditions millénaires. Ils doivent faire preuve d’une grande philosophie et de beaucoup de diplomatie. Rares sont les courses poursuites, les échanges de coups de feu, etc.

Ce policier ne déroge pas à la règle. Tout se passe dans une atmosphère tranquille. Une famille aisée. Un fils qui fait des études à l’étranger. Tout ce qu’il y a de plus banal dans une famille moderne et riche. Puis, le tonnerre. Puis l’horreur. Puis l’inconcevable. L’atmosphère s’alourdit de plus en plus, au fil des pages. Réalité ou cauchemar?

Peu à peu, la plongée dans l’inqualifiable se fait de plus en plus profondément. La plume 001919216de Sophie Adonon nous fait souffrir, pleurer. On s’interroge beaucoup. Pourquoi? Dans quel but? Sophie Adonon maintient le suspens jusqu’au bout. Elle nous amène dans l’horreur absolue. Au fond de la partie la plus noire de l’âme humaine.

On ne sort pas indemne de cette lecture. Une fois le livre fermé, une fois la dernière ligne lue, on reste pensif. On questionne l’Humain, l’humanité entière. Au fait, une telle animosité est-elle vraiment humaine? Le dépaysement est total. Ne passez pas à côté de ce bijou. Lisez-le. Interrogez-vous sur le genre humain, sur certaines actions humaines que renieraient n’importe quel animal. Ce livre est un voyage au bout des sentiments, du questionnement.

Je vous invite à découvrir ce livre. A savourer les mots. A rêver. Oui, je dis bien rêver de donner une autre fin. Pourquoi pas? Pour interroger l’âme humaine et sa profondeur, offrez vous ce voyage au bout de votre moi profond.

Meilleurs vœux pour la nouvelle année

Un blog auteur tout jeune et déjà de nombreux lecteurs. Merci à tous pour votre présence. Merci de prendre le temps de me lire. Je vous dis humblement merci. J’espère que nous continuerons à cheminer ensemble durant cette nouvelle année. J’espère vous faire découvrir un nouveau roman ainsi que la suite de Shouna la genèse maudite. En attendant, je vous souhaite une très belle année 2019. Ensemble!

Le pic du diable – Deon Meyer – 2007

Comme d’habitude, je vais vous expliquer mon choix. Même si je suis une fan et que j’ai lu tous les romans de Deon Meyer (tous ceux qui ont été traduits en Français), le pic du diable est le premier roman que j’ai lu. On n’oublie jamais les premières fois, vous le savez tous… Je l’ai lu d’un traite et depuis, je suis une fan accro aux romans de cet auteur. Eh oui, je me vois bien aux lecteurs anonymes et déclamer «Je m’appelle Lee Ham et je suis accro aux romans de Deon Meyer« . L’histoire parait simple. Je dis bien «parait» car elle est plus compliquée que l’on pense. Trois personnes, brisées par la vie vont mettre toutes leurs forces dans la recherche et la protection d’enfants.

Thobela, un ancien agent secret formé pour tuer sans état d’âme recherche le kidnappeur de son fils adoptif. Il traquera ses ennemis. Méthodiquement. Froidement. Griessel, inspecteur alcoolique, recherche le tueur de pédophiles relâchés par la justice. ces deux hommes, fins limiers, avec des modes opératoires différents œuvrent pour la même cause: attraper les assassins d’enfants. Une prostituée sera de la partie. La rencontre de ces trois personnes blessées par la vie donne droit à une chasse à l’homme dans une Afrique du sud à peine délivrée de l’apartheid.

J’ai adoré. pourquoi? Tout simplement parce que ces trois personnes sont attachantes. Elles sont rudes, égratignées par la vie. Elles sont faites de douleur. De cette douleur émane une grande tendresse, une grande humanité, alors que nous sommes censés les haïr car un tueur froid, une prostituée et un flic alcoolique ne sont pas représentatifs d’une société «bien pensante». On vit au rythme de leurs aventures et quand on referme le livre, on reste un long moment dubitatif. Que penser de ces personnages? Comment peut-on compatir? Doit-on les haïr?

Amour – Cadeau

Ton cœur. Mon cœur. Un tout. Tendresse!
Amant. Aimant. Douceur. Amour!
Symbiose. De cœurs. D’âmes. Beauté!
Image. Cadeau. Bonheur!
Pour Noël, fais-moi cet honneur!
Un livre, tu m’offriras. Pas d’erreur.

Joyeux Noël!!!

Notre premier Noël ensemble. Cela se fête. C’est un moment familial et nous sommes une belle et grande famille. Merci à tous.  Je vous souhaite de belles fêtes. Amusez-vous. Profitez de votre famille. Attention sur les routes. Et, n’oubliez pas que celui qui conduit est celui qui ne boit pas. JOYEUSES FETES!!!

LE CONTE

Ne vous inquiétez pas. Pas de discours redondants. Pas de mots pour se gargariser les cordes vocales. Juste une petite introduction dans l’univers de nos contes. Noooonnn! Pas de couples heureux avec plein d’enfants. Exit le happy end et compagnie. Les contes Africains sont réalistes au possible car calqués sur le quotidien, le vécu.

A travers ces petites histoires, sont véhiculées la culture, la tradition, l’éducation. Donc, exit la langue de bois. En Afrique, le héros tombe malade, pleure, rit, meurt, subit des punitions les plus sévères ou est comblé de tous les honneurs. Tout dépend de ses actions. Le public est loin d’être passif. Il participe par des chants voire des danses. Il arrive qu’à la fin d’un conte, une énigme soit posée au public. A travers ces histoires sont véhiculés les proverbes, la parole des Sages, des Ancêtres. Ces proverbes sont souvent la clé des énigmes posées.

Les animaux, souvent présents, sont humanisés. La tradition veut qu’il fut une époque où les hommes et les bêtes se côtoyaient et entretenaient des relations d’amitié et/ou de protection. Des pactes étaient passés entre certains clans, certaines familles et des animaux. Les hommes les nourrissaient et en prenaient soin en échange de leur protection contre les forces du mal. Ainsi, ces animaux-tabous ne pouvaient ni être tués, ni mangés par les hommes. Cette tradition perdure encore de nos jours dans la plupart des sociétés traditionnelles.

Donc, il est normal qu’ils apparaissent dans les contes. Tout le monde peut s’identifier à l’un d’eux. C’est plus facile. De plus, n’oublions pas que traditionnellement, la religion primaire en Afrique était l’animisme. Donc, animaux et bois sacrés! Eh oui, en Afrique, la belle au bois dormant aurait bénéficié de l’aide des sorciers ou aurait été réveillée par un homme ayant des pouvoirs spécifiques.

Alors, le jour où vous lirez un conte Africain, attendez vous à y voir votre quotidien, les chants en moins.

L’imaginaire pour Noël

l’imaginaire en terre africaine fait partie du quotidien. De la vie. Toute histoire a sa part d’imaginaire. C’est aussi le cas d’un tout petit bonhomme qui devra vivre en faisant des choix. L’histoire de Shouna et de sa genèse maudite. Vous égayerez vos jours d’hiver en sa compagnie. Des animaux vous feront sourire et les djinns, les déesses vous révèleront leurs mystères. Ce sera toujours Noël.

bébé écrivain – Once upon a time

Ô Innocence! Epoque du rire simple. Du rire vivant. Du rire tout simplement. Au diable les chiffres. Au diable les lettres. Juste des éclats… de vie. Tout autour. Pour le plaisir. Pour le bonheur. Inconnue la dyslexie. Peut-être un embryon de désir d’écrire. Ego Amaelia sum. Eh oui. Ce n’est que moi.  Je riais en pensant « un jour, je serai écrivain. Je serai riche. J’aurai une grande maison et du personnel ». Euh, disons que c’est le destin qui rit en ce moment. Et moi aussi.  Pas pour longtemps. Ne jamais lâcher son rêve, c’est ma force.

Ma prochaine nouvelle – extrait

Il est vrai que j’aime rire. Il est vrai que mon rire vient du fond de mon âme. Cependant, je vais te faire une confidence, ma grande, bien que je sache que tu as déjà deviné. Tu me connais si bien. Je ris pour ne pas pleurer. Je ris pour oublier que j’ai mal. Je ris pour me protéger. Je ris à en avoir mal. Pour cacher les bleus de l’âme. Je sens ce rire naître douloureusement au creux de moi. Je sens déjà son goût amer au fond de ma gorge. C’est affreux. C’est un cauchemar. Je dois lutter contre les larmes qui persistent à vouloir couler. Mais, si je pleure, je suis faible, et personne ne doit connaître ma faiblesse.

Saint-Louis du Sénégal – Ndar Geej, La Belle…

20171221_152826-1-1060x460Un lieu où les souvenirs restent intacts malgré les années. Malgré l’évolution de la vie. Le Prytanée Militaire Charles Ntchoréré. Lieu de mon enfance. Zone nommée Bango. J’ai adoré. J’ai grandi dans cette ville et j’y ai passé toute mon enfance. Je l’ai quittée. Tôt. Très tôt. Trop tôt.

saint louis vieille rueChaque jour était une aventure. Enfants de tous origines. De tous pays. De toutes couleurs. Nous nous élancions, oublieux des dangers: Jeux olympiques sur les barbelés, chasse aux caïmans avec les couteaux de cuisine de nos mères, pêches aventurières. Nous pêchions à la main. Batailles rangées au bord du fleuve. LeSt Louis - pont faidherbe0 perdant était couvert de vase et reconduit chez lui sous les huées.

Cette superbe place Faidherbe que nous trouvions immense et qui a rétréci avec le temps. Point de ralliement quand, au cours d’une excursion hasardeuse, nous perdions le sens de l’orientation. Les bords du fleuve où les lavandières Saint-Louis_-_Place_Faidherbe_(5)commençaient à battre le linge dès le lever du soleil. Leurs conversations accompagnaient notre car qui nous menait vers nos lieux d’étude.

Saint-Louis est une ville qui vous rentre dans la peau et vous marque à jamais. Avec ses superbes femmes qui prennent le temps de vivre. De bien vivre. Avec une cuisine qui rassasie aussi bien l’estomacpontfaidherbe que le cœur et l’âme. Avec ses boissons qui vous font atteindre le nirvana. Le pont Faidherbe, lien vital entre l’île et le continent. Lien de fer vibrant de chaleur. Témoin de l’Histoire. Témoin du quotidien. Artère vitale.

Saint-Louis, ville de mon enfance. De mes rêves. De mon innocence. Ville de mon âme et de mes tripes.saint-louis-vue-du-ciel-1-sur-1

C’est Noël!

Coucou à tous. Pour les fêtes de Noël, je vous propose un dépaysement. De la Fantasy qui se passe en Afrique. Avec des sorciers, des déesses, des démons, des diablotins du cru. Un roman (Shouna la genèse maudite) et une nouvelle (Une nuit d’enfer pour Adi) de Amélie Diack sur Kindle et Kobo. Bonne lecture

 

 

 

Amélie Diack Auteure & l’écriture

Prendre la plume n’a pas toujours été simple. Quand on est dyslexique, les mots nous jouent des tours. Lire, écrire à l’envers. Ecrire des moitiés de phrases car dans notre tête, elle est complète cette phrase. Ne s’en apercevoir que plus tard. Beaucoup trop tard. Tel est notre destin. Cependant, j’ai décidé que malgré cela, j’écrirai… mes rêves.

Alors, je l’ai prise, la plume. Je l’ai domptée autant qu’elle m’avait domptée. Il a fallu aussi prendre le dessus sur cette peur terrée au fond des tripes et cette petite voix qui pousse à renoncer avant d’avoir commencé. Ecrire des petites histoires, des petits articles avant le grand saut… vers l’inconnu. Vers l’écriture…

Le conte à la maison

Le conte, pour tout enfant, est un moment précieux, au Sénégal comme ailleurs. La séance de conte est une véritable mise en scène. Que serait un conte sans chants, sans danses, sans chœur? Eh oui, une vraie pièce de théâtre!

Chez nous, c’était une cérémonie. Un conte en pleine journée? C’est dangereux, disaient les adultes, vous allez être transformés en panier en rotin. A moins que … vous mettiez un brin de balai dans les cheveux. Quelque part, j’ai toujours pensé que la seule raison pour laquelle ils nous donnaient cette explication, c’est que ça les dérangeait ou qu’ils n’avaient tout simplement pas envie. Peut-être aussi, le manque de temps? Nous nous asseyions tous en groupe avec des brindilles dans les cheveux, savourant déjà le bonheur à venir.

Entre enfants, les rôles étaient distribués selon les caractères. En tant que râleuse solitaire, j’étais le lion. L’aînée qui s’estimait plus intelligente que nous tous s’accaparait le rôle du lièvre. Une fois les personnages attribués, le conte commençait. Chacun de nous avait un rôle à jouer, une voix, une attitude en fonction de l’animal qu’il représentait. Les plus jeunes reprenaient les chants en chœur et esquissaient des pas de danse. C’est ce qui déterminait à leurs yeux, la réussite ou l’échec de cette aventure commune.

Nos contes étaient racontés en ouolof, en créole, rarement en français voire pas du tout. Je pense d’ailleurs que nous avions inventés le conte sans fin car le héros était ressuscité chaque jour. Tel le phœnix, notre Zadig qui portait un nom bien particulier, renaissait de ses cendres pour mourir en apothéose, encore et encore.

Je pense que chaque famille avait son rituel. Tel était le nôtre et c’était un pur bonheur.

Une évasion inquiétante, au parfum d’Afrique.

Janted  5,0 sur 5 étoiles 1 décembre 2018
Format: Format Kindle

Construit dans la tradition orale africaine, ce conte nous propose de suivre les aventures de Shouna, un enfant étrange, disgracieux, appelé au plus grand destin. Déchiré entre les forces du mal et du bien, cet homme-enfant devra choisir. Mais le choix apparaît de plus en plus compliqué à mesure que notre petit héros découvre la véritable histoire de sa famille, nous laissant à la fin du livre dans un suspense qui appelle vite la lecture du deuxième tome !
Shouna, la génèse maudite, est un véritable tour de force.
Ils sont peu les livres à nous permettre de nous plonger dans la tradition africaine, avec des fétiches, des Mamie Wata et des sorciers maléfiques. On retrouve le rôle important des animaux qui servent notre héros, véritables personnages tels qu’on peut les apprécier dans les contes du Moyen-Âge occidental.
Cependant, cette immersion n’est pas neutre. Les lecteurs ne pourront être d’accord sur la qualité du récit. Pour les Européens, certains passages sembleront trop longs. Pour des gens de culture africaine, ces mêmes passages seront trop courts ! Comment concilier la chèvre et chou ? Dans un style variant d’une certaine sobriété au lyrisme des chants africains, le défi relevé par Amélie Diack est énorme et doit être salué pour son audace.
Michel Ocelot, de culture française, a eu Kirikou et le succès qu’on lui connaît de ce côté-ci de la Méditerranée. Amélie Diack, de culture sénégalaise, a Shouna et je lui souhaite la même destinée.
Il y a enfin un petit détail que je trouve admirable, que l’auteur nous confie sur Amazon. À tous ceux qui sont arrêtés par l’idée de l’impossible, sachez qu’Amélie Diack, écrivain, est… dyslexique.

La Vie en Lecture – 25 novembre 2018

🌟 Avis N° 74 📝  Shouna: (t1) : La Genèse maudite D’Amélie Diack
Fantasy  Edition : Independently published
Nombre de pages : 218
Nombres de tomes : ?
Date de sortie : 2 juillet 2018
Résumé :
Shouna est un roman qui raconte une histoire selon la tradition orale Africaine. Un récit où le vaudou, les djinns font partie de l’histoire. Les animaux chantent, vivent comme les humains et les astres sont les témoins de la vie de Shouna le héros-roi qui devra choisir entre le Bien et le Mal Pour pouvoir régner sur le Monde. Il mènera des batailles épiques et les dieux vaudous l’aideront peut-être.

Mon avis :
Je remercie l’auteur de m’avoir permis de découvrir ce roman sur la plateforme Simplement Pro. On suit Shouna, un être assez spécial dans un monde où les animaux parlent, dans un univers dépaysant. Il va vivre une grande aventure et après petit à petit qui il est et quel rôle il a.
J’ai tout de suite été envouté par la couverture et la présentation de l’auteure, comme quoi j’allais voyager en Afrique, pari réussi.
Elle nous plonge dans un univers riche et rempli de surprise dans un style simple qui permet de le dévorer. Il y a des passages avec quelques « poèmes ou chants » qui nous plonge encore plus dans l’univers, j’ai trouvé très original.
Shouna est un être assez spécial qui m’a fallu un peu de temps à bien comprendre comme il est. Il va vivre une grande aventure dans un monde en équilibre entre le Bien et le Mal.
Si vous cherchez une lecture qui permet de s’évader dans un conte africain avec des animaux parlants, des légendes, ce livre est pour vous

+ : voyage
– : peut-être un peu compliqué au début
4/5

Voilà la couverture de ma nouvelle

Cette nouvelle se nomme nuit  d’enfer pour Adi.  La quatrième de couverture Adi vient de se fiancer. Dès cet instant, des évènements bizarres commencent à se manifester. Rêve ou réalité. L’attente de Maïssa sa fiancée s’avère aventureuse. La nuit ne fait que commencer et elle sera longue très longue. Que se passe t-il?

Nuit d’enfer pour Adi sera en prévente dès dimanche 2 décembre 2018 en numérique sur Amazon et Fnac à 2,99€

 

La roche empoisonnée – Loïc Léry – Caraïbeditions – 2017

Quatrième de couverture

… Mais ce soir là, il leur était difficile de garder cette apparence car la situation était crue. Tout le monde était dans le même paquet: en manque. Donc, il n’y avait pas de nègre, pas de mulâtre, pas de béké et encore moins de zoreilles. Il n’y avait pas de classe, pas de comparaisonnerie (fierté), pas de chronologie. Mais, tristement des hommes angoissés. Des hommes capables de se foutre nus, vendre leurs habits, vendre la bagnole qu’ils avaient sous le cul, vendre leur femme, leur mère… se vendre eux-mêmes. L’angoisse…

Une nouvelle!!!

New Phototastic ColVoici les couvertures de ma nouvelle « Nuit d’Enfer pour Adi » qui sortira fin novembre en ebook sur Amazon et Kobo de Fnac. Prix 2,99€. Pour le moment, j’hésite entre les deux. Pas pour longtemps par ce qu’il faudrait une décision rapide.

Les cocus posthumes – Bolya – Ed. Serpent Noir

Quatrième de couverture

Au cours de son enquête sur le meurtre des jumelles de la place d’Aligre, l’inspecteur Robert Nègre découvre les agissements macabres d’une secte franco-africaine, et fait la  connaissance de Jean-Christian Sangsexe, le « négociateur planétaire qui vend tout tout tout », de son Excellence le Successeur de Dieu, de Kokumbo, fonctionnaire de l’ONU… Entre fable policière loufoque et satyre politique, Bolya met à nu les « cocus posthumes », ces tyrans qui croient que le monde leur appartient, mais que l’histoire -et le TPI- finissent toujours par rattraper…

NAGUIB MAHFOUZ DANS LE TRAIN

Quel rapport entre ces deux là? pensez vous. Nooon, je ne l’ai pas vu dans le train. A ma connaissance, il ne l’a jamais pris. Pas à Paris. A mon avis, si c’était le cas, j’aurai provoqué un incident diplomatique franco-sénégalo-martinico-égyptien. C’est vous dire l’ampleur de mon statut de fan pour cet écrivain. Je vous décris la scène, Naguib Mahfouz essayant de semer une fan échevelée et presque aphone tellement elle hurle son nom « Naguiiiiiiibbbb« !!! Tout ça pour lui dire d’une voix aphone combien elle adooore ses livres. Tout ça dans un anglais rendu approximatif par l’émotion et s’évanouir à ses pieds. Comme une diva, bien sûr.

Ce n’est pas non plus le titre d’un roman. Quoique. Là, je rêve. J’aurai pu gagner le Pulitzer du meilleur écrivain inventeur de scènes psychédéliques. Pas de problème, je prends, du moment que c’est un Pulitzer. Même s’il est en papier mâché ou en glace à moitié fondue. Hum, je crois que je m’éloigne du sujet. Je m’en vais vous raconter l’histoire. Prenez une bonne boisson chaude ou qui réchauffe jusqu’aux cheveux, à la première gorgée. Enroulez-vous dans une couverture bien chaude, et….Let’s go! Oui, je parle anglais. Comme une brebis sénégalaise. Comme un colibri antillais. Comme une française.

Nous y voilà! Imaginez une presque vieille aide-soignante, à sa troisième nuit de douze heures, assise dans un train de Banlieue poussif. Cette aide-soignante, si vous ne l’avez pas deviné, c’est moi! Je sais trop de suspens…. Je vous assure qu’après trois nuits, la seule envie que l’on a c’est arriver rapidement chez soi, prendre un bain et se jeter sur son lit et ne plus bouger. Les anciens collègues ne me contrediront pas.

En attendant, l’urgence pour moi était de garder les yeux ouverts jusqu’à ma gare. Bataille que je savais perdue d’avance si je n’avais pas un livre. Fébrilement, je fouillais dans mon sac à la recherche du livre qui hurlera « vade retro satanas » à Morphée. Je sortis « l’amante du pharaon« . Je piquais du nez dedans au moment où le train s’ébranlait. je m’évadais. Oubliés malades, médecins, bips de machines, longs couloirs parcourus des milliers de fois. Les nerfs se relâchent en compagnie de mon écrivain.
Me voilà partie dans la ville cairote, dans les tribulations d’un trio amoureux épique.

D’un coup, je me retrouve face à cinq, six personnes qui se coupent la parole, me désignent du doigt et parlent en arabe en répétant à plusieurs reprises « Naguib Mahfouz« . Pour une fois, c’est même pas moi qui l’ai dit . Alors… La surprise passée, et, je pense, vue ma tête d’ahurie qui essaie de comprendre, l’une des femmes calme hommes et enfants, et se met à me parler rapidement en arabe. J’essaie comme je peux de ravaler le fou rire qui me secoue silencieusement. En vain. Nous nous retrouvons tous embarqués dans ce langage universel. Celui du rire. Ils s’asseyent en face de moi et, tout comme moi, essaient de retrouver leur souffle, les larmes aux yeux. Tout le monde nous regardait. Cela nous importait peu.

Peu à peu, nous avons repris nos esprits. Pendant ce temps mon train se rapprochait de ma gare. Inéluctablement. La seule chose que je pus dire entre deux hoquets est « Let’s speak English, please« . La réponse fut « Ah, vous ne parlez pas français?« . Nouvelle crise de rires. Ces merveilleuses personnes ont, sans le savoir, illuminé ma journée. J’avais passé douze heures dans un service de réanimation où nous avions tenté, vainement, de tenir en vie une personne qui n’en avait pas la force. Le genre de nuit qu’on n’aime pas du tout. Où l’on attend d’être chez soi pour verser des torrents de larmes et éclater en sanglots. Le deuil appartient aux familles, pas aux soignants.

Ces anges ont effacé cette nuit dès le premier éclat de rire. Ils m’ont parlé de leur héros national. Ils en étaient fiers. Cela se voyait dans leurs yeux brillants, leurs sourires éclatants et les mots choisis tels que « Monsieur Mahfouz« . Eux, égyptiens, vivant en France et partant très souvent en vacances dans leur pays m’ont parlé de leur écrivain national. Ils sont allés le rencontrer dans son café préféré. A leur grande surprise, m’ont-ils dit, ils ont rencontré un homme discret, presque timide, qui ne comprenait pas leur engouement pour ses romans. Il s’était presque excusé de leur avoir fait plaisir, de leur avoir donné du bonheur. « Vous savez, m’ont-ils dit, nous nous excusons de vous avoir fait peur, mais nous pensions qu’il n’était connu que dans le monde Arabe. C’est un grand honneur que vous nous faites en le lisant ».

Je les ai rassuré car je n’avais pas eu peur et que j’étais honorée qu’ils aient partagé cette anecdote avec moi . Je me demandais tout simplement comment leur expliquer que je ne parlais pas l’arabe. A leur grande surprise, je leur déclarais que j’étais tombée dans la marmite de cet écrivain dès mes quinze ans, dans un pays aussi chaud que le leur. Nous nous sommes quittés dans de grandes effusions car j’arrivais à destination. Sur le quai, je me rendis compte que j’avais oublié de leur demander leur nom. Trop tard. Le train emportait ces merveilleuses personnes ainsi que leur belle histoire vers leur destinée, tandis qu’un sourire béat aux lèvres et mon roman toujours à la main, je me rendais vers l’arrêt du bus.

Voyage en terres africaines. Jarnet Mélanie

Shouna est un être étonnant.
Lui dont les origines sont floues est né pour avoir un destin exceptionnel.
Mais ce qui l’attend sera loin d’être facile.

Ce livre m’a envoutée de la première à la dernière ligne.
Commencer ce livre c’est accepter de partir à la découverte d’un monde étonnant,
monde où les contes prennent vie et où lumières et ténèbres
mènent une lutte incessante pour prendre l’avantage.

Amélie Diack plonge son lecteur dans une histoire fascinante ,
de celles qui résonnent intensément à l’intérieur de nous,
celles qui provoquent ce petit je-ne-sais-quoi qui nous fait tourner avidement les pages
pour connaître la suite de cette histoire , ou plutôt de ce conte qui se joue devant nos yeux.

Les mots prennent vie devant nos yeux , nous donnant l’impression d’être
sur ces terres africaines qui sont si chères à l’auteure.
À travers ses mots, on sent que à quel point l’auteure a envie
de nous faire découvrir autrement l’Afrique et ses légendes.

L’Afrique est un continent riche d’histoires et de légendes où le bien et le mal
s’affrontent sans cesse pour prendre l’avantage .
Chaque camp à ses héros, chargés de faire basculer la balance d’un côté ou de l’autre.
Mais que faire lorsqu’un être exceptionnel vient au monde
et que repose sur ses épaules le poids de cette lutte?

Shouna est de ceux là , de ceux qui peuvent faire basculer l’histoire du monde .
Ses origines sont floues et il se pose énormément de questions sur son histoire ,
ses parents et les raisons pour lesquelles il semble si important.

Cette quête sur ses origines ne se fera pas sans douleur pour lui et pour les autres.
Ce qu’il va découvrir va changer ses perceptions
et risque bien de changer l’équilibre des choses.

Je ne vous en dirai pas plus mais vous aussi vous risquez d’être étonnés
face à ce que vous allez découvrir.

Il est assez difficile de décrire les émotions qui nous submergent en lisant ce texte.
Il fait partie de ces textes qui ne peuvent se raconter tant il faut les lire
pour pleinement saisir ce qu’ils représentent et ce qu’ils ont à nous offrir.

Avec ce livre vous serez dépaysés , vous aurez l’impression d’avoir basculé
dans un monde où tout a un sens , où tout est intrinsèquement lié à ce qui l’entoure .

Oserez vous tenter l’aventure ?

L’éternelle bataille entre le bien et le mal

5,0 sur 5 étoiles
Par Laurynne le 27 août 2018
Format: Format Kindle Achat vérifié
Très agréablement surprise par ce livre. J’ai adoré le voyage. Eh oui c’est un vrai voyage à travers l’Afrique avec ses traditions et ses contes. De plus l’auteure exerce l’art de la description de façon remarquable, si bien que les images défilent devant nos yeux, on s’y croirait vraiment. Le suspense y est de mise aussi, on a hâte de savoir qui va triompher, est ce que le jeune Shouna va choisir le chemin du bien ou du mal. Une rude bataille se livre, avec des images fortes et cruelles, mais l’espoir que le bien triomphe ne nous lâche pas. Et pus je suis arrivée à la fin de ce tome avec une grande déception, celle de ne pas connaitre la suite…J’attends donc impatiemment la suite des aventures du Roi Shouna.

 

Malédiction!!!!!

Dans une case, une femme se désespérait. Elle ne pouvait avoir d’enfant. Elle avait consulté tous les marabouts de grande renommée, sans aucun succès. Elle était l’objet de raillerie de ses voisines et de ses amies. Sa stérilité était l’objet de quelque obscur sort jeté le jour où, petite fille, elle s’était assise à califourchon sur un mortier. Ce geste avait été fait dans une grande innocence. Après avoir pilé le mil pendant des heures avec ses amies, ses sœurs et ses cousines, elle avait voulu se reposer. Pour éviter de s’asseoir sur le sol, elle s’était mise à califourchon sur le mortier couché. Elle avait sursauté devant les cris de sa mère et de ses voisines. Pendant des jours, des sacrifices et des bains rituels avaient été faits pour apaiser le courroux des ancêtres. En vain. Le geste avait été trop grave. Les anciens s’étaient réunis sous l’arbre à palabre pour débattre de ce sacrilège. Les dieux avaient décidé. Elle ne porterait aucun enfant humain. Ce dernier serait maudit à jamais et souillerait la terre. Elle devait être bannie. Après moult sacrifices, son grand-père avait réussi à obtenir un bannissement temporaire. Pendant sept ans, elle avait vécu dans la forêt, ignorée de tout le village. Ceux qui la croisaient détournaient les yeux et évitaient de marcher sur son ombre.

Bienvenus!!

Depuis l’enfance, j’ai toujours aimé lire. Toujours rêvé d’écrire. Puis, à six ans, je me suis lancée. Désespérément. Je suis dyslexique. Depuis, je n’ai plus arrêté. Je commence tout juste à me faire éditer. Mon premier roman s’intitule « Shouna, la genèse maudite T. 1 » et a été publié en juin 2018. La suite ne va pas tarder. Petit à petit, je publierai des nouvelles, des contes, des romans. Soyez les bienvenus.

Chronique de Evasions Littéraires – Une nuit d’enfer pour Adi – 26/1/2019

Auteur: Amélie Diack

Editions: Autoédité, 2018

Format: ePub

Quatrième de couverture:
Après des fiançailles controversées, Adi attend Maïssa à l’hôtel. Ils doivent prendre des décisions importantes pour leur mariage. L’attente est longue et il est impatient.

Remerciements:
Je tiens à remercier chaleureusement l’auteur de m’avoir permis de découvrir cette nouvelle.

Avis:
L’auteur m’a permis de retrouver ces personnages dans une petite nouvelle de quelques pages. J’ai beaucoup aimé l’idée qu’elle soit centrée sur Adi et sa relation avec Maïssa. Ce couple me touche beaucoup de par ses différences et le combat qu’il doit mené pour construire sa relation et faire en sorte que leur union soit acceptée. Cette nouvelle revient d’ailleurs sur cette difficulté, le tout mêlé à une histoire surprenante…

Je dois admettre que j’ai eu un peu de mal à bien cerner l’histoire, car le côté onirique perd un peu le lecteur dans des méandres surprenants et inattendus. Entre rêve et réalité, nous ne savons plus très bien sur quel pied danser, si ce n’est que c’est le cœur même de leur relation qui est remis en question. Adi devra tirer des enseignements de cet événement et des décisions s’imposeront pour la suite de son parcours.

Plusieurs thèmes et éléments soulevés m’ont touchée et j’ai trouvé les réflexions très intéressantes. Par contre, j’aurais aimé que l’histoire soit plus longue et plus développée pour mieux cerner les chemins sur lesquels l’auteur veut nous emmener et le message qu’elle veut nous faire passer. Je pense que cette nouvelle aurait gagné en clarté et le lecteur aurait pu entrer encore plus facilement dans ce récit et en profiter pleinement, s’il avait été un peu plus long.​

En bref, j’ai été super contente de retrouver ces personnages, même si j’aurais apprécié que l’histoire soit plus développée.

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Sympathique 6-7/10

L’auteur Amel Lee

la lecture d'éliana

Hello voilà une fois par semaine je mettrai un ou une auteure en avant et pour ce lundi c’est Amel Lee qui est au rendez vous. Elle nous a fait un petit texte pour se présenter et présenter ses livres. Alors actuellement je n’ai pas lu ses livres mais vous trouverez à la fin deux liens de chroniques :D. J’espère que cela vous plaira

Je me nomme Amélie Diack. Je suis l’auteure de Shouna la genèse maudite (roman) et une nuit d’enfer pour Adi (nouvelle). L’écriture a toujours été pour moi un rêve. Un rêve qui me semblait inaccessible. Je suis dyslexique. La lecture et l’écriture ont été un apprentissage très difficile.  Une fois acquis, je n’ai plus arrêté d’écrire et de lire. Mon premier écrit date de mes six ans. L’écriture est une forme d’exutoire pour moi. Face au harcèlement au collège. Face aux difficultés de la vie…

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